LA FRANCE A FEU QUAND CA VA S'ARRETER

Réunion de crise pour le gouvernement français
Une réunion de crise a regroupé samedi une partie du gouvernement du Premier ministre Dominique de Villepin, alors que le Parti socialiste (PS) a estimé que les violences atteignaient des proportions gravissimes. Le gouvernement est unanime sur la fermeté, a assuré M. Sarkozy, à l'issue de cette réunion. L'entourage du président Jacques Chirac a assuré que le chef de l'Etat s'exprimera le moment venu, s'il l'estime nécessaire soulignant qu'il est en liaison multi-quotidienne avec le Premier ministre.
M. de Villepin a multiplié les consultations ce samedi pour tenter de trouver un moyen de ramener le calme. Il a reçu le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, le plus haut représentant de l'islam en France qui a réclamé des paroles de paix dans une allusion aux propos de M. Sarkozy sur la racaille des banlieues. Le Premier ministre a déjà annoncé un nouveau plan pour les banlieues, décision accueillie avec un certain scepticisme. Les politiques de la ville, depuis 25 ans, ont largement échoué à éviter la création de ghettos en France, qui compte 750 «zones urbaines sensibles».
(D'après AFP)
samedi 5 novembre 2005, 22h00
Nouvelle série de violences urbaines et Ile-de-France et en province
PARIS (AP) - Pour la dixième nuit consécutive, des actes de vandalisme et des violences urbaines étaient signalés par les services de police en Ile-de-France et en province samedi soir. Les plus graves incidents étaient signalés à 21h00 dans l'Essonne, où les services de police enregistraient déjà 23 voitures détruites par des incendies. Dans la commune de Grigny, deux écoles ont été incendiées. Cinq classes de la maternelle "La belle au bois dormant" ont été détruites et deux dans "l'école Triolet". Un important feu ravageait également une usine de recyclage de papier. Une autre école était touché à Vigneux, alors que la police faisait état de 35 véhicules incendiés sur tout le département peu avant 22h. En Seine-Saint-Denis, la police fait état de nombreux véhicules incendiés. Un important feu était également signalé dans un gymnase de Noisy-le-Grand. En Seine-et-Marne, un poids-lourd était en feu en face du lycée professionnel de Savigny-le-Temple, où les pompiers étaient pris pour cibles par des lanceurs de pierres. En province, des incidents se multipliaient dans des villes jusqu'à présent relativement calmes. La plupart du temps il s'agit d'incendies de quelques voitures à l'aide de cocktail Molotov par des bandes de jeunes, comme à Avignon (Vaucluse), Saint-Dizier (Haute-Marne), Soissons (Aisne), Nantes (Loire-Atlantique), Montauban (Tarn-et-Garonne) ou dans le Loir-et-Cher. C'est dans le département du Nord que ces actes de vandalisme étaient plus nombreux, précisait-on de même source. Outre des incendies de voiture à Lille, Roubaix, Tourcoing, Mons-en-Baroeuil, les pompiers signalaient un incendie de poids-lourd à Lille et un incendie d'autobus à Auby. Dans le sud, à Marseille (Bouches-du-Rhone) les services de police enregistraient à 21h00 trois incendies de voitures. Dans les Alpes-Maritimes, plusieurs véhicules ont également été incendiés à Cannes et Nice. Dans cette dernière ville, les pompiers ont essuyés des jets de pierres en intervenant sur un de ces feux. A Toulouse (Haute-Garonne) une demi-douzaine de voitures avait déjà flambé peu avant 21h00.