SUITE DE BATAILLE ET FONTAINE ....

C’est une histoire qui pourrait prêter à sourire. Une imposture qui ne fait de mal à personne et qui permet simplement de mettre en avant les failles d’une émission. Emmanuelle Anizon, journaliste à Télérama, a réussi à piéger Bataille et Fontaine en se faisant passer pour une femme à la recherche de l’une de ses anciennes amis.
Le scénario était plutôt bien ficelé. Emmanuelle Anizon a appelé le répondeur de « Y a que la vérité qui compte « en expliquant son cas, en prenant soin d’y ajouter tous les ingrédients que réclament les producteurs de l’émission.
« C’était ma meilleure amie », dit elle pour mettre une touche sentimentale à son histoire.
« J’ai couché avec son petit ami » précise t elle. Ca s’est pour le côté sexe.
« Je lui est tout avoué et nous ne nous sommes jamais revu », ça c’est pour le drame et les larmes.
Enfin il fallait ajouter une touche de vécu : « Tout cela s’est passé devant une pizza 4 fromages » précise Emmanuelle Anizon. Un détail qui parait sans importance, mais que vont adorer les journalistes de « Y’a que la vérité qui compte », puisque juste avant son entrée en plateau, ils lui rappellerons de bien penser à donner ce détail à Bataille et Fontaine !
La journaliste raconte donc son parcours, cette semaine, dans Télérama du premier rendez vous jusqu’au jour où l’émission est finalement diffusée, c’était
le 31 octobre dernier
Du côté de Loribel, la société de production, on était plutôt stupéfait de s’être ainsi fait piéger, et à TF1 on est quasiment furieux à la fois contre la journaliste de Télérama, mais aussi contre Loribel, qui visiblement ne vérifie pas assez les dossiers de ses invités.
Alors finalement, que nous apprend cette histoire ?
Deux choses essentielles. Tout d’abord, en montant une bonne histoire, n’importe qui peut passer à la télévision. Donc prenons du recul quand on voit ces témoignages dans ce type d’émissions.
Deuxième choses, et c’est sans doute la plus grave. La journaliste explique qu’elle a du signer avant même l’enregistrement de l’émission, un document dans lequel elle s’engageait de façon irrévocable à la diffusion de la séquence. Irrévocable, le mot à son importance, car depuis le début Bataille et Fontaine se défendent en expliquant qu’à n’importe quel moment un participant peut demander à ce que la séquence soit coupée. C’est par exemple ce qu’ils avaient dit lorsque cette jeune femme avait été agressé après avoir revu, contre sa volonté son petit ami sur le plateau.
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