
Le tribunal de commerce de Bobigny a accordé mercredi un nouveau délai, fixé au 12 janvier, pour le dépôt des offres de reprise du quotidien France Soir, ex-fleuron de la presse française qui a été mis en redressement judiciaire le 31 octobre après plus de 25 ans de déboires.Les éventuels repreneurs pourront déposer leurs offres jusqu'au 12 janvier à minuit, a indiqué l'un des deux administrateurs judiciaires de France Soir, Me Frédéric Brunet.
Une source syndicale a précisé que cette décision avait été prise "par mesure conservatoire" en raison de la requête en suspicion déposée par l'actuel propriétaire du journal, l'homme d'affaires franco-égyptien Raymond --Ramy-- Lakah, mettant en cause l'impartialité du président du tribunal de commerce de Bobigny à son égard et demandant le dessaisissement de ce tribunal.
"S'il n'est pas dessaisi, le tribunal de commerce de Bobigny statuera sur les offres au mieux le 30 janvier", a estimé une source judiciaire.
Les offres de reprise du journal, qui compte 120 salariés, devaient initialement être déposées pour le 30 décembre.
A cette date, trois offres avaient été reçues. L'une était suspendue à l'accord définitif du financier du projet. Les deux autres avaient été qualifiées vendredi de "faibles en termes de prix et sur le plan social" par Me Gilles Baronnie, second administrateur judiciaire de France Soir.
Deux autres offres émanant de "groupes a priori sérieux, des sociétés industrielles assez importantes, dont un groupe agroalimentaire", pourraient être déposées d'ici au 12 janvier, a déclaré Me Brunet mercredi, sans donner de noms, ni de détails.
Chacune de ces offres potentielle est présentée par un professionnel de la presse. "Grosso modo dans les deux cas", le projet est bouclé et n'attend plus que le feu vert financier, a ajouté Me Brunet.
L'une des deux offres jugées faibles par Me Baronnie a été déposée par un ancien propriétaire de France Soir, Georges Ghosn, qui avait acheté en 1999 le quotidien avant de le revendre en 2000. Selon la source syndicale, M. Ghosn veut apporter 1,5 million d'euros, garder 35 salariés et transformer France Soir en journal régional pour Paris et l'Ile-de-France.
La deuxième offre considérée faible a été déposée par Jean-Pierre Brunois, dirigeant de la société Financière Hoche, qui avait failli racheter 51% du journal en 2004. Son offre, préparée en association avec le journaliste sportif Olivier Rey, prévoit un apport de 5 M EUR et la conservation de 23 salariés pour réaliser un quotidien national populaire "sur le modèle" des tabloïds britanniques "The Sun ou Daily Mirror pour traiter l'information par le petit bout de la lorgnette", a expliqué M. Rey.
La troisième offre, suspendue à l'accord de son partenaire financier, a été déposée par Vincent Lalu, propriétaire et directeur des éditions La Vie du Rail. L'objectif est de faire de France Soir un quotidien populaire "au sens noble du terme", notamment pour "les immigrés non français issus des vagues d'immigration les plus récentes", a-t-il indiqué mardi au site internet du Nouvel Observateur. Ce projet prévoit de garder 59 salariés avec un apport financier de 5 M EUR, a précisé Me Brunet.
Placé en redressement judiciaire le 31 octobre, France Soir perd quelque 700.000 euros par mois. Sa trésorerie ne lui permettra pas de poursuivre son exploitation au-delà du 30 janvier.
Les éventuels repreneurs pourront déposer leurs offres jusqu'au 12 janvier à minuit, a indiqué l'un des deux administrateurs judiciaires de France Soir, Me Frédéric Brunet. Une source syndicale a précisé que cette décision avait été prise "par mesure conservatoire" en raison de la requête en suspicion déposée par l'actuel propriétaire du journal, l'homme d'affaires franco-égyptien Raymond --Ramy-- Lakah, mettant en cause l'impartialité du président du tribunal de commerce de Bobigny à son égard et demandant le dessaisissement de ce tribunal. "S'il n'est pas dessaisi, le tribunal de commerce de Bobigny statuera sur les offres au mieux le 30 janvier", a estimé une source judiciaire. Les offres de reprise du journal, qui compte 120 salariés, devaient initialement être déposées pour le 30 décembre. A cette date, trois offres avaient été reçues. L'une était suspendue à l'accord définitif du financier du projet. Les deux autres avaient été qualifiées vendredi de "faibles en termes de prix et sur le plan social" par Me Gilles Baronnie, second administrateur judiciaire de France Soir. Deux autres offres émanant de "groupes a priori sérieux, des sociétés industrielles assez importantes, dont un groupe agroalimentaire", pourraient être déposées d'ici au 12 janvier, a déclaré Me Brunet mercredi, sans donner de noms, ni de détails. Chacune de ces offres potentielle est présentée par un professionnel de la presse. "Grosso modo dans les deux cas", le projet est bouclé et n'attend plus que le feu vert financier, a ajouté Me Brunet. L'une des deux offres jugées faibles par Me Baronnie a été déposée par un ancien propriétaire de France Soir, Georges Ghosn, qui avait acheté en 1999 le quotidien avant de le revendre en 2000. Selon la source syndicale, M. Ghosn veut apporter 1,5 million d'euros, garder 35 salariés et transformer France Soir en journal régional pour Paris et l'Ile-de-France. La deuxième offre considérée faible a été déposée par Jean-Pierre Brunois, dirigeant de la société Financière Hoche, qui avait failli racheter 51% du journal en 2004. Son offre, préparée en association avec le journaliste sportif Olivier Rey, prévoit un apport de 5 M EUR et la conservation de 23 salariés pour réaliser un quotidien national populaire "sur le modèle" des tabloïds britanniques "The Sun ou Daily Mirror pour traiter l'information par le petit bout de la lorgnette", a expliqué M. Rey. La troisième offre, suspendue à l'accord de son partenaire financier, a été déposée par Vincent Lalu, propriétaire et directeur des éditions La Vie du Rail. L'objectif est de faire de France Soir un quotidien populaire "au sens noble du terme", notamment pour "les immigrés non français issus des vagues d'immigration les plus récentes", a-t-il indiqué mardi au site internet du Nouvel Observateur. Ce projet prévoit de garder 59 salariés avec un apport financier de 5 M EUR, a précisé Me Brunet. Placé en redressement judiciaire le 31 octobre, France Soir perd quelque 700.000 euros par mois. Sa trésorerie ne lui permettra pas de poursuivre son exploitation au-delà du 30 janvier.