LA LIBERATION DE L'OTAGE FRANCAIS BERNARD PLANCHE

L'ingénieur français a été relâché samedi après-midi près d'un poste de contrôle tenu par des soldats américain et irakien, à l'ouest de Bagdad, avait indiqué une source de sécurité irakienne.
Bernard Planche avait été enlevé le 5 décembre par des inconnus armés chez lui, dans un quartier résidentiel de l'ouest de la capitale irakienne.
L'Elysée a indiqué dans un communiqué qu'il allait être recueilli par les services de l'ambassade de France à Bagdad et regagner la France.
Quand ils l'ont relâché, "les ravisseurs étaient en voiture avec l'otage, ils ont pris la fuite à la vue des soldats alors qu'ils tentaient apparemment de le transférer hors de la région d'Abou Ghraib", selon la sécurité irakienne.
Ses ravisseurs qui se réclamaient d'un groupe inconnu, le "Bataillon de la vigie pour l'Irak", avaient menacé de le tuer si la France ne mettait pas fin à sa "présence illégitime en Irak", dans une vidéo diffusée le 28 décembre par la chaîne Al-Arabiya.
Dans cette vidéo, Bernard Planche était apparu, tenu en joue par deux hommes armés de fusils.
"Je rappelle que la France n'a pas de présence militaire en Irak et qu'elle a toujours plaidé pour que ce pays soit restauré dans sa pleine souveraineté", avait répondu le lendemain le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy.
La famille de Bernard Planche avait appelé à sa libération sur la même chaîne de télévision.
Bernard Planche, qui habite dans la banlieue nord de Lyon, travaille à Bagdad pour une ONG, AACCESS en qualité d'ingénieur mécanique spécialisé dans la distribution d'eau. En Irak, il vivait seul dans une grande maison, sans gardes.
Aujourd'hui, au moins 44 étrangers sont otages ou portés disparus en Irak.
Trois autres Français ont été enlevés en Irak et libérés après plusieurs mois de captivité. Il s'agit de trois journalistes, Christian Chesnot de RFI, Georges Malbrunot du Figaro et Florence Aubenas de Libération.