MONSIEUR LE MINISTRE DE L'INTERIEUR PRESENTE SON PROJET DE LOI SUR IMMIGRATION !
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Le ministre de l’Intérieur présente aujourd’hui un projet de loi déjà controversé |
LE ministre de l’Intérieur présente ce matin son avant-projet de loi sur l’immigration – le deuxième depuis 2003 – qui doit permettre aux pouvoirs publics de choisir les étrangers admis en France. La question est particulièrement d’actualité, Bruxelles pressant la France d’ouvrir largement ses frontières aux travailleurs d’Europe de l’Est (lire ci-dessous).
Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit de mettre en oeuvre le concept d’«immigration choisie» et non plus «subie». Le texte crée ainsi une nouvelle carte de séjour destinée aux étrangers « hautement qualifiés» (scientifiques, informaticiens, artistes) susceptibles de «participer au développement de l’économie française» ou au «rayonnement de la France dans le monde»
. En revanche, l’avant-projet de loi durcit la situation actuelle pour les travailleurs non qualifiés, le regroupement familial et les clandestins.
«Dérive utilitariste»
Les principales mesures de ce texte ont été élaborées dans un «esprit collégial », a insisté Dominique de Villepin, histoire de ne pas laisser le monopole du sujet à son ministre de l’Intérieur. Reste que le ministre délégué à la Promotion et à l’Égalité des chances Azouz Begag a déjà fait part de ses réticences, en jugeant « injuste» le durcissement des conditions du regroupement familial.
Ce texte a aussi provoqué de nombreuses indignations. Un collectif regroupant notamment la Ligue des droits de l’Homme, le PC et le MRAP a lancé une pétition «contre une immigration jetable», dénonçant une «perspective utilitariste». Pour Julien Dray, porte-parole du PS, «la France a toujours choisi ses immigrés et cela fabrique l’immigration clandestine». Pour le FN, Bruno Gollnisch juge que les mesures visant les migrants hautement qualifiés constituent une politique de «négrier des temps modernes ». Enfin, le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, a condamné une « traite des cerveaux» au détriment des pays pauvres.
Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit de mettre en oeuvre le concept d’«immigration choisie» et non plus «subie». Le texte crée ainsi une nouvelle carte de séjour destinée aux étrangers « hautement qualifiés» (scientifiques, informaticiens, artistes) susceptibles de «participer au développement de l’économie française» ou au «rayonnement de la France dans le monde»
. En revanche, l’avant-projet de loi durcit la situation actuelle pour les travailleurs non qualifiés, le regroupement familial et les clandestins.
«Dérive utilitariste»
Les principales mesures de ce texte ont été élaborées dans un «esprit collégial », a insisté Dominique de Villepin, histoire de ne pas laisser le monopole du sujet à son ministre de l’Intérieur. Reste que le ministre délégué à la Promotion et à l’Égalité des chances Azouz Begag a déjà fait part de ses réticences, en jugeant « injuste» le durcissement des conditions du regroupement familial.
Ce texte a aussi provoqué de nombreuses indignations. Un collectif regroupant notamment la Ligue des droits de l’Homme, le PC et le MRAP a lancé une pétition «contre une immigration jetable», dénonçant une «perspective utilitariste». Pour Julien Dray, porte-parole du PS, «la France a toujours choisi ses immigrés et cela fabrique l’immigration clandestine». Pour le FN, Bruno Gollnisch juge que les mesures visant les migrants hautement qualifiés constituent une politique de «négrier des temps modernes ». Enfin, le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, a condamné une « traite des cerveaux» au détriment des pays pauvres.
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