JO DE TURIN LE BIATHLON FRANCAISE ENCORE A L'HONNEUR
Malgré le chiffre famélique de 200 licenciés, le biathlon a offert jeudi à la France sa neuvième médaille des Jeux olympiques de Turin, avec le bronze du relais féminin.
Le biathlon récolte ainsi sa quatrième médaille des JO, après deux titres individuels et le bronze des relayeurs.
Attendu comme un des principaux pourvoyeurs de breloques par la délégation française, le snowboard a de nouveau failli, avec la sixième place de Julie Pomagalski en géant parallèle.
Hasard ou coïncidence, le président de la Fédération, Luc Faye, a annoncé sa démission à Bardonecchia.
A San Sicario, Sandrine Bailly, Sylvie Becaert, Florence Baverel-Robert et Delphyne Peretto se sont battues pour devancer la Biélorussie et terminer derrière la Russie, médaille d'or, et l'Allemagne.
"Mes partenaires m'avaient mise dans une bonne position, je n'avais plus qu'à finir leur boulot", a dit Bailly, dernière relayeuse.
"A ski, je savais que j'étais bien. J'avais beaucoup de motivation, la rage de bien faire", a-t-elle ajouté.
"Je savais que tout était possible sur ce dernier relais. J'étais nerveuse au premier tir. Alors au deuxième je me suis dit 'tu te calmes, tu fais comme à l'entraînement'.
"Et j'ai fait un 5/5 pour repartir à 13 secondes derrière.
LE SNOWBOARD EN CRISE
"Puis j'ai tout donné d'entrée de jeu pour ne pas lui laisser imaginer une seconde qu'elle pourrait être meilleure", a-t-elle expliqué en souriant.
Pas de sourire du côté du snowboard où le seul Paul-Henri De Le Rue a gagné une médaille en s'adjugeant le bronze du boardercross.
Car jeudi, Pomagalski, après avoir éliminé Isabelle Blanc, championne olympique en 2002, dès les huitièmes de finale, a chuté en quart pour finir sixième.
"J'ai joué et j'ai perdu: c'est la vie. Je chute aussi à quelques mètres de l'arrivée du second, et aussi dans mon premier 'run' de classement parce que j'ai essayé des trucs qui, malheureusement, n'ont pas marché", a expliqué Pomagalski.
Pour Luc Faye, c'est terminé.
"Pour des raisons familiales, j'avais l'idée de démissionner avant d'arriver aux Jeux olympiques. Depuis le boardercross féminin disputé vendredi dans des conditions non-équitables, j'ai pris définitivement ma décision", a-t-il dit jeudi.
"Depuis ce jour-là, je ne parle plus aux chefs de délégations, ni aux gens de la Fédération internationale. De nombreuses personnes, notamment des entraîneurs, ont constaté ces conditions non-équitables dont Karine Ruby a été victime en surfant dans sept centimètres de poudreuse.
"Depuis 20 ans, nous essayons de monter un sport avec des règles du jeu dignes de ce nom. Trois éditions après son arrivée aux Jeux, je le vois partir dans une direction qui ne me convient pas, donc je m'en vais."