3 millions de manifestants anti-CPE, selon la CGT, ont occupé la rue mardi dans plusieurs grandes villes de France
A Paris, où des incidents avec des casseurs ont éclaté, 700.000 personnes selon les syndicats ont défilé de la place d'Italie à la place de la République.
D'autres défilés anti-CPE ont eu lieu notamment à Marseille avec entre 28.000 et 250.000 manifestants. Mobilisation aussi dans les transports les écoles et divers services publics. A la SNCF (27,7% de grévistes), le trafic a été perturbé avec un TGV sur trois, 40% des Corail et environ la moitié des rames franciliennes en circulation. A la RATP, le service a été assuré entre 60 et 70%.
Dans les transports urbains de province, 76 villes ont été affectées par des arrêts de travail.
Le ciel français n'a pas été épargné, avec quelque 30% de vols annulés.
Le mouvement a également touché la Poste, France télécom et l'Education nationale, où 42% des professeurs des écoles et 37% des enseignants des lycées ont fait grève, bien plus nombreux que lors de la grève contre le CPE du 7 mars.
Dans le privé, on a dénombré une multitude de débrayages, dont un millier dans la métallurgie, les télécoms, la banque.
Mais c'est surtout le succès manifestations qui a donné la pleine mesure de cette journée, avec 28.000 à 250.000 manifestants à Marseille, 42.000 à 70.000 à Nantes, 31.000 à 100.000 à Bordeaux, 700.000 (selon la CGT) à Paris, où des incidents ont éclaté, dans un climat de fortes tensions.
Devant cette mobilisation "historique, il est impensable que le Premier ministre reste arc-bouté sur sa position", a déclaré M. Thibault, résumant le point de vue des 12 organisations de l'intersyndicale. |