ARRIVEE A L'ELYSEE DES PARTICIPANTS AU CPE

- Le Premier ministre Dominique de Villepin est arrivé lundi matin à l'Elysée pour une réunion cruciale pour l'avenir du contrat première embauche. M. de Villepin, qui n'a fait aucune déclaration à son arrivée, devrait être le premier à s'exprimer sur la proposition de loi sur le CPE, lors d'une "allocution" à 10H30 à Matignon.
A 09H00, MM. Chirac et Villepin ont été rejoints par les autres participants à la réunion, notamment Nicolas Sarkozy, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat Jean-Louis Debré et Christian Poncelet, ainsi que les présidents des groupes UMP au Parlement Bernard Accoyer (Assemblée) et Josselin de Rohan (Sénat), sont arrivés lundi peu avant 09H00 à l'Elysée.
M. Chirac doit prendre, à l'issue de cette réunion, sa décision sur la proposition de loi concoctée par MM. Accoyer et de Rohan. Ces derniers doivent tenir une conférence de presse à 11H30.
Le Premier ministre Dominique de Villepin, qui a placé le contrat première embauche au coeur de son dispositif de lutte contre le chômage des jeunes (23%) en France sera l'invité du journal de TF1 à 20H00. Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy a suggéré selon son entourage le remplacement du CPE par un autre dispositif, au grand dam de son rival à droite Dominique de Villepin, au plus bas dans les sondages. Depuis plusieurs jours, la presse se fait l'écho d'une guerre intestine à la majorité UMP qui pourrait conduire à une éventuelle démission du Premier ministre, démentie par l'intéressé.
Selon l'entourage du chef de l'Etat, les parlementaires UMP (majorité) chargés du dossier ont travaillé cette fin de semaine "en étroite liaison avec le gouvernement et les dirigeants de la majorité pour élaborer une proposition qui sera présentée par le Premier ministre au Président de la République, qui en décidera".
Rien n'a filtré sur la proposition de sortie de crise mais l'entourage de Jacques Chirac a précisé dimanche soir que le groupe de travail avait "constaté aussi la persistance des inquiétudes et des blocages suscités par le contrat premier embauche". Les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes qui ont maintenu la pression par des manifestations durant le week-end, doivent se retrouver lundi après-midi en intersyndicale. Elles exigent que le CPE soit retiré au plus tard avant les vacances parlementaires du 17 avril.
Elles menacent, dans le cas contraire, d'une sixième journée d'action de grande ampleur, comme les deux précédentes qui ont rassemblé le 28 mars et le 4 avril entre un et trois millions de personnes dans les rues du pays.
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