| Au troisième acte, l'Espagnol semble prendre le dessus. Mathieu paraît marqué physiquement et Nadal hausse encore son niveau de jeu. Alternant lifts sur le revers de son adversaire et attaques de coup doit (cours croisé dans le carré de service - une merveille- ou profond dans l'angle), le jeune homme (il n'est plus adolescent puisqu'il vient de fêter ses 20 ans ce samedi) semble s'envoler vers la victoire (6-4).
C'est mal connaître Paul-Henri Mathieu qui se démène pour effacer un break concédé très rapidement au quatrième. Le Fançais recolle, passe devant (4-3) et malmène Nadal sur son engagement. Mais, comme d'habitude serait-on tenté de dire, le tenant du titre sort ses meilleurs coups au bon moment. Il serre le jeu, oblige Mathieu à batailler sur chaque point et à jouer le coup de plus, le coup de trop. Il prend la forme d'un coup droit de Mathieu dans le filet à 4-4 15-40. Le break fatal est fait.
Le dernier jeu ne change rien. Rafael Nadal s'impose finalement 6-4. Il prouve une fois de plus qu'il faudra compter sur lui pour la Coupe des Mousquetaires cette année. Ses ressources mentales autant que physiques sont indéniables et quasiment uniques aujourd'hui. Il conclut sur une nouvelle attaque de coup droit repoussée derrière la ligne par PHM (6-4). Les deux hommes reçoivent l'ovation du public du Central, conquis par ces 4h53 de combat fantastiques. Et pendant que Nadal salue le public parisien, Mathieu, lui, pleure sa déception. Il n'est vraiment pas passé loin. |