PERSONNE NE VEUX REVENDIQUE LES FUITES POUR CETTE OPERATION POLICIAIRE

Publié le par davidguerin

 Les opérations de police très médiatisées menées en région parisienne, après des agressions contre des policiers, posent selon l'un de leurs syndicats la question des "risques de dérapages" de ce qui apparaît à certains comme une mise en scène alors que personne ne revendique les fuites envers les médias.Le ministère de l'Intérieur "n'est en rien à l'origine" de la présence de la presse, mercredi matin aux Mureaux (Yvelines), lors de l'opération menée après les heurts entre police et jeunes dimanche, a assuré mercredi la direction générale de la police nationale (DGPN).

 

"Une telle présence est en effet toujours susceptible de gêner les opérations et de la révéler aux personnes recherchées", a fait valoir la DGPN.

 

Cette mise au point, rarissime, est intervenue après que plusieurs élus locaux et de nombreuses organisations ou associations se sont élevés contre des "opérations médiatiques et inefficaces" au vu, dès le début de l'intervention policière, de la présence sur place de la presse.

 

Une trentaine de médias étaient représentés aux Mureaux aux côtés de la centaine de policiers mobilisés. L'opération menée dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) le 25 septembre, après l'agression de deux CRS, avait aussi été abondamment filmée.

 

Le Parti socialiste (PS) a fustigé mercredi la "médiatisation de l'opération" des Mureaux, selon un communiqué de sa responsable pour la sécurité, Delphine Batho.

 

"Les policiers n'ont pas à être enrôlés comme figurants dans des opérations de communication spectacle. La présence des caméras est nuisible à l'efficacité du travail de la police, et l'on peut se demander si elle ne participe pas d'une stratégie de tension", a souligné Mme Batho.

 

Aux Tarterêts le conseiller général PCF de Corbeil-Essonnes, Bruno Piriou, s'était "insurgé (...) contre le show médiatico-policier orchestré par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy" tout comme Julien Dray, porte-parole du PS et député du cru.

 

"Cela fait déjà deux fois que dans ce genre d'opérations, qui doivent être des opérations surprises pour être efficaces, la presse est aimablement conviée", avait affirmé M. Dray.

 

Les responsables policiers syndicaux parfois présents sur place pour commenter les opérations ont nié être les auteurs des fuites, dont ils sont parfois soupçonnés alors qu'ils mènent campagne pour les élections professionnelles de la police, fin novembre.

 

Marc Gautron, de l'Unsa-police, sur place aux Mureaux, a déclaré que "travailler avec les médias apporte des difficultés" dès lors qu'il y a "moins de discrétion".

 

"On ne peut que regretter la présence de la presse", a confié à l'AFP Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance (1er syndicat de gardiens de la paix) qui a expliqué: "Cela crée des tensions inutiles, il y a des risques de dérapage. C'est irresponsable de la prévenir".

 

Bruno Beschizza, de Synergie-Officiers, a confié quant à lui: "aux Tarterets, la présence des caméras ne m'a pas choqué; il fallait montrer que la police entre dans les cités après des incidents gravissimes".

 

Michel Thooris d'Action-police CFTC (minoritaire et proche de l'extrême droite), dans un communiqué, s'est élevé contre la "politique-spectacle". Il réclame par ailleurs des policiers "spécialisés, appuyés par des canons à eau" dans les "zones de non droit", alors qu'affirme-t-il, "des "blogs" appellent actuellement "aux émeutes" un an après celles survenues dans les banlieues.

"Une telle présence est en effet toujours susceptible de gêner les opérations et de la révéler aux personnes recherchées", a fait valoir la DGPN. Cette mise au point, rarissime, est intervenue après que plusieurs élus locaux et de nombreuses organisations ou associations se sont élevés contre des "opérations médiatiques et inefficaces" au vu, dès le début de l'intervention policière, de la présence sur place de la presse. Une trentaine de médias étaient représentés aux Mureaux aux côtés de la centaine de policiers mobilisés. L'opération menée dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) le 25 septembre, après l'agression de deux CRS, avait aussi été abondamment filmée. Le Parti socialiste (PS) a fustigé mercredi la "médiatisation de l'opération" des Mureaux, selon un communiqué de sa responsable pour la sécurité, Delphine Batho. "Les policiers n'ont pas à être enrôlés comme figurants dans des opérations de communication spectacle. La présence des caméras est nuisible à l'efficacité du travail de la police, et l'on peut se demander si elle ne participe pas d'une stratégie de tension", a souligné Mme Batho. Aux Tarterêts le conseiller général PCF de Corbeil-Essonnes, Bruno Piriou, s'était "insurgé (...) contre le show médiatico-policier orchestré par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy" tout comme Julien Dray, porte-parole du PS et député du cru. "Cela fait déjà deux fois que dans ce genre d'opérations, qui doivent être des opérations surprises pour être efficaces, la presse est aimablement conviée", avait affirmé M. Dray. Les responsables policiers syndicaux parfois présents sur place pour commenter les opérations ont nié être les auteurs des fuites, dont ils sont parfois soupçonnés alors qu'ils mènent campagne pour les élections professionnelles de la police, fin novembre. Marc Gautron, de l'Unsa-police, sur place aux Mureaux, a déclaré que "travailler avec les médias apporte des difficultés" dès lors qu'il y a "moins de discrétion". "On ne peut que regretter la présence de la presse", a confié à l'AFP Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance (1er syndicat de gardiens de la paix) qui a expliqué: "Cela crée des tensions inutiles, il y a des risques de dérapage. C'est irresponsable de la prévenir". Bruno Beschizza, de Synergie-Officiers, a confié quant à lui: "aux Tarterets, la présence des caméras ne m'a pas choqué; il fallait montrer que la police entre dans les cités après des incidents gravissimes". Michel Thooris d'Action-police CFTC (minoritaire et proche de l'extrême droite), dans un communiqué, s'est élevé contre la "politique-spectacle". Il réclame par ailleurs des policiers "spécialisés, appuyés par des canons à eau" dans les "zones de non droit", alors qu'affirme-t-il, "des "blogs" appellent actuellement "aux émeutes" un an après celles survenues dans les banlieues.

 

Le ministère de l'Intérieur "n'est en rien à l'origine" de la présence de la presse, mercredi matin aux Mureaux (Yvelines), lors de l'opération menée après les heurts entre police et jeunes dimanche, a assuré mercredi la direction générale de la police nationale (DGPN). "Une telle présence est en effet toujours susceptible de gêner les opérations et de la révéler aux personnes recherchées", a fait valoir la DGPN. Cette mise au point, rarissime, est intervenue après que plusieurs élus locaux et de nombreuses organisations ou associations se sont élevés contre des "opérations médiatiques et inefficaces" au vu, dès le début de l'intervention policière, de la présence sur place de la presse. Une trentaine de médias étaient représentés aux Mureaux aux côtés de la centaine de policiers mobilisés. L'opération menée dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) le 25 septembre, après l'agression de deux CRS, avait aussi été abondamment filmée. Le Parti socialiste (PS) a fustigé mercredi la "médiatisation de l'opération" des Mureaux, selon un communiqué de sa responsable pour la sécurité, Delphine Batho. "Les policiers n'ont pas à être enrôlés comme figurants dans des opérations de communication spectacle. La présence des caméras est nuisible à l'efficacité du travail de la police, et l'on peut se demander si elle ne participe pas d'une stratégie de tension", a souligné Mme Batho. Aux Tarterêts le conseiller général PCF de Corbeil-Essonnes, Bruno Piriou, s'était "insurgé (...) contre le show médiatico-policier orchestré par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy" tout comme Julien Dray, porte-parole du PS et député du cru. "Cela fait déjà deux fois que dans ce genre d'opérations, qui doivent être des opérations surprises pour être efficaces, la presse est aimablement conviée", avait affirmé M. Dray. Les responsables policiers syndicaux parfois présents sur place pour commenter les opérations ont nié être les auteurs des fuites, dont ils sont parfois soupçonnés alors qu'ils mènent campagne pour les élections professionnelles de la police, fin novembre. Marc Gautron, de l'Unsa-police, sur place aux Mureaux, a déclaré que "travailler avec les médias apporte des difficultés" dès lors qu'il y a "moins de discrétion". "On ne peut que regretter la présence de la presse", a confié à l'AFP Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance (1er syndicat de gardiens de la paix) qui a expliqué: "Cela crée des tensions inutiles, il y a des risques de dérapage. C'est irresponsable de la prévenir". Bruno Beschizza, de Synergie-Officiers, a confié quant à lui: "aux Tarterets, la présence des caméras ne m'a pas choqué; il fallait montrer que la police entre dans les cités après des incidents gravissimes". Michel Thooris d'Action-police CFTC (minoritaire et proche de l'extrême droite), dans un communiqué, s'est élevé contre la "politique-spectacle". Il réclame par ailleurs des policiers "spécialisés, appuyés par des canons à eau" dans les "zones de non droit", alors qu'affirme-t-il, "des "blogs" appellent actuellement "aux émeutes" un an après celles survenues dans les banlieues.
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Publié dans actualité télé

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