
Edwy Plenel a proposé vendredi aux salariés de Libération une "méthode" pour relancer le journal en grandes difficultés, qui doit, selon lui, "assumer son identité de quotidien de gauche".L'ancien directeur de la rédaction du Monde avait été invité par la Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire à 18,4%) à présenter son projet aux salariés, à quelques jours d'un Conseil d'administration (CA) décisif.
Le 18 octobre, les actionnaires du journal, qui devrait accuser une perte d'exploitation de 13 millions d'euros en 2006, doivent s'accorder sur un plan de relance.
Selon des sources concordantes, le journaliste, "un peu nerveux au début", a conquis, au fil de deux heures d'échanges, une large partie des quelque 120 salariés venus assister à la réunion.
"Les gens l'ont unanimement trouvé brillant. Il avait visiblement beaucoup bossé son dossier, ce qui a été très apprécié", a déclaré un journaliste à l'AFP.
Selon des témoins, M. Plenel a indiqué vouloir proposer à Libération, non pas un "plan de relance", mais une "méthode".
"Libération doit assumer son identité de quotidien de gauche. Sans être un journal d'opinion, on peut être un quotidien de combat contre Nicolas Sarkozy", a-t-il dit en substance, d'après plusieurs sources.
S'opposant au modèle du "quotidien-magazine", il a estimé qu'un quotidien tel que Libération devait être centré sur l'actualité.
Citant comme référence Le Parisien et la presse anglo-saxonne, il a proposé de créer un quotidien "très resserré, mobile", cultivant sa différence et imposant son propre calendrier.
Il a également proposé de renforcer le site internet de Libération, jugeant aberrant qu'il soit actuellement gratuit.
Si cette présentation a visiblement séduit, nombre de salariés s'interrogent sur la possibilité qu'un tel projet, qui n'est assorti d'aucun financement extérieur, puisse être accepté par l'actionnaire de référence, Edouard de Rothschild.
Outre le plan proposé par l'ancien directeur de la rédaction du Monde, deux autres projets sont en lice.
L'équipe de M. de Rothschild prône une filialisation du web et des économies drastiques, via un plan social. Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, dont le nom continuait d'être associé à ce projet malgré ses démentis, aurait définitivement jeté l'éponge, selon des sources concordantes.
De son côté, la direction de la rédaction de Libération a présenté mardi aux salariés un projet de relance interne centré sur un renforcement du web et une refonte du journal papier, qui "ne prétendrait plus à l'exhaustivité", provoquant des réactions mitigées.
Ne voulant pas se placer en concurrent du projet interne, M. Plenel s'est présenté aux salariés non comme un "candidat", mais comme un "spectateur engagé". Le cas échéant, il ne serait pas candidat au poste de directeur de la rédaction, a-t-il dit.
"Il ne veut pas apparaître comme un diviseur et rajouter la crise à la crise", a indiqué à l'AFP Gilles Lahrer, porte-parole de la SCPL, qui "réfléchit à la façon dont on va aborder la suite".
"On va vers une fusion entre le projet Plenel et le projet en interne, qui va s'opposer au projet Rothschild. Si Rothschild s'obstine, il le fera contre le journal et devra prendre ses responsabilités", a estimé François Wenz-Dumas (SNJ).
D'autres salariés jugeaient au contraire peu probable un rapprochement du projet interne et du projet Plenel, estimant qu'il y avait "trop d'incompatibilités" entre les modèles proposés.
L'ancien directeur de la rédaction du Monde avait été invité par la Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire à 18,4%) à présenter son projet aux salariés, à quelques jours d'un Conseil d'administration (CA) décisif. Le 18 octobre, les actionnaires du journal, qui devrait accuser une perte d'exploitation de 13 millions d'euros en 2006, doivent s'accorder sur un plan de relance. Selon des sources concordantes, le journaliste, "un peu nerveux au début", a conquis, au fil de deux heures d'échanges, une large partie des quelque 120 salariés venus assister à la réunion. "Les gens l'ont unanimement trouvé brillant. Il avait visiblement beaucoup bossé son dossier, ce qui a été très apprécié", a déclaré un journaliste à l'AFP. Selon des témoins, M. Plenel a indiqué vouloir proposer à Libération, non pas un "plan de relance", mais une "méthode". "Libération doit assumer son identité de quotidien de gauche. Sans être un journal d'opinion, on peut être un quotidien de combat contre Nicolas Sarkozy", a-t-il dit en substance, d'après plusieurs sources. S'opposant au modèle du "quotidien-magazine", il a estimé qu'un quotidien tel que Libération devait être centré sur l'actualité. Citant comme référence Le Parisien et la presse anglo-saxonne, il a proposé de créer un quotidien "très resserré, mobile", cultivant sa différence et imposant son propre calendrier. Il a également proposé de renforcer le site internet de Libération, jugeant aberrant qu'il soit actuellement gratuit. Si cette présentation a visiblement séduit, nombre de salariés s'interrogent sur la possibilité qu'un tel projet, qui n'est assorti d'aucun financement extérieur, puisse être accepté par l'actionnaire de référence, Edouard de Rothschild. Outre le plan proposé par l'ancien directeur de la rédaction du Monde, deux autres projets sont en lice. L'équipe de M. de Rothschild prône une filialisation du web et des économies drastiques, via un plan social. Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, dont le nom continuait d'être associé à ce projet malgré ses démentis, aurait définitivement jeté l'éponge, selon des sources concordantes. De son côté, la direction de la rédaction de Libération a présenté mardi aux salariés un projet de relance interne centré sur un renforcement du web et une refonte du journal papier, qui "ne prétendrait plus à l'exhaustivité", provoquant des réactions mitigées. Ne voulant pas se placer en concurrent du projet interne, M. Plenel s'est présenté aux salariés non comme un "candidat", mais comme un "spectateur engagé". Le cas échéant, il ne serait pas candidat au poste de directeur de la rédaction, a-t-il dit. "Il ne veut pas apparaître comme un diviseur et rajouter la crise à la crise", a indiqué à l'AFP Gilles Lahrer, porte-parole de la SCPL, qui "réfléchit à la façon dont on va aborder la suite". "On va vers une fusion entre le projet Plenel et le projet en interne, qui va s'opposer au projet Rothschild. Si Rothschild s'obstine, il le fera contre le journal et devra prendre ses responsabilités", a estimé François Wenz-Dumas (SNJ). D'autres salariés jugeaient au contraire peu probable un rapprochement du projet interne et du projet Plenel, estimant qu'il y avait "trop d'incompatibilités" entre les modèles proposés.