LA PRESSE INDIGNEE S'INTERROGE SUR LES RAISONS DU DRAME DE MARSEILLE

Publié le par davidguerin

 La presse est unanime, lundi, pour s'indigner après l'attaque ce week-end d'un bus à Marseille au cours de laquelle une femme a été brûlée, et s'interroge sur les raisons de ce drame et les remèdes éventuels aux maux des banlieues.
"Quelle qu’ait été la motivation des auteurs de cet acte, il n’y en a aucune qui tienne la route au regard de ses conséquences", écrit Pierre Haski dans Libération.

"Il n’y a pas de réponse unique au défi lancé par le drame de Marseille: c’est l’affaire de tous ceux qui veulent sauver notre capacité à vivre ensemble. Un enjeu de société qui devrait figurer au coeur du débat de la présidentielle de 2007, ajoute l'éditorialiste.

L'Humanité, sous la plume de Pierre Laurent, constate qu'"une fois de plus, c'est la population des quartiers populaires qui paie l'addition de la tension, des provocations et des surenchères".

"Les réactions de condamnation se sont multipliées tout le week-end, venant de tous les horizons. Mais, décidément, cela ne suffit plus. Pour une part, cela devient même indécent", s'indigne le journal communiste.

"La vie brisée de la jeune Mama Galledou place une fois encore le gouvernement devant ses responsabilités. Prendra-t-il enfin la mesure des urgences ou préférera-t-il de nouveau jouer avec le feu ?" conclut-il.

"L'état d'urgence est déclaré", affirme de son côté Christian Digne dans La Marseillaise. "Oui à la lutte contre l'insécurité et à une fermeté intelligente dans la répression. C'est à dire le contraire de "ce tout-sécuritaire" cher à Nicolas Sarkozy qui a totalement échoué", juge-t-il.

Analyse à l'unisson de Jean-François Montémont dans le Courrier Picard: "Que les maniaques du sécuritaire à tout prix resserrent un peu plus encore le noeud coulant de la +tolérance zéro+ est une fois de plus la réponse unique d'un pouvoir obnubilé par la répression".

En revanche, dans Le Journal de la Haute-Marne, Patrice Chabanet estime que "l'ordre républicain est le préalable à tout traitement de fond de la crise des banlieues ou des quartiers difficiles". "Tant que des caïds ou de sombres petites frappes feront la loi, tous les plans de réhabilitation seront voués à l'échec", affirme-t-il.

"La réponse à des actes aussi intolérables n'est ni de droite ni de gauche mais de bon sens, avec de la fermeté et de sanctions exemplaires à la clé. La lutte contre la violence urbaine est une affaire difficile qui ne souffre ni la démagogie ni la simplification", estime, pour sa part, Pierre Taribo dans L'Est Républicain.

Pour La Provence, Gilles Dauxerre écrit que "c'est à nous tous, citoyens français, héritiers des valeurs de liberté, de tolérance, et d'humanité, empreints d'éducation et de modernité, de chercher à savoir pourquoi certains de nos enfants se sentent exclus et sombrent parfois dans la barbarie".
Publicité

Publié dans actualité télé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article