Une grève surprise des conducteurs de bus et de tramways, à l'appel de la CGT et de FO, a été déclenchée jeudi à Montpellier où aucun transport ne fonctionne, après des "agressions répétées", a-t-on appris de source policière et auprès de la TAM (Transports de l'agglomération de Montpellier).
La grève qui a commencé dès le début du service, vers 05H00 du matin, a entraîné de nombreuses perturbations de la circulation dans et autour de la ville.
Selon la police et la TAM, le pare-brise d'un bus a été brisé par un projectile mercredi vers 17H00, dans le quartier du Pas du Loup. Puis vers 19H15, un chauffeur de bus a été braqué dans le quartier de Celleneuve, par un individu muni d'une arme de poing qui a volé la recette, d'un montant de 300 euros environ, avant de s'enfuir, a-t-on précisé de mêmes sources.
Une assemblée générale a été convoquée dès 9H00 jeudi dans l'un des dépôts de la TAM par les syndicats qui dénoncent "l'exaspération" des conducteurs. Pour la CGT, "la violence est montée d'un cran depuis le début de l'année".
La grève, prévue jusqu'à 13H00, pourrait se poursuivre toute la journée, a indiqué la TAM qui malgré ces deux agressions parle d'une "baisse des agressions depuis un an et demi" dans les transports montpelliérains.