RISPOSTE ACCEUILLE JEAN-MARIE LEPEN

Spéciale Jean-Marie Le Pen
A 78 ans, Jean-Marie Le Pen, président du Front National et député au Parlement européen, entame, pour la cinquième fois, une nouvelle campagne présidentielle.
Au programme, une discussion en face-à-face avec Jean-Marie Le Pen, qui sera ensuite confronté à Maurice Leroy, Christiane Taubira, Eric Raoult, Jacques Espérandieu et des représentants de la société civile présents dans le public.
Son parcours en quelques dates
- Né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan).
- De 1949 à 1951 : président de l'Association corporative des étudiants de droit de Paris. Il obtient une licence en droit et le diplôme d'avocat
- 1954 : sous-lieutenant au 1er bataillon étranger de parachutistes en Indochine puis en Algérie.
- 1955 : rédacteur politique de Caravelle (organe du corps expéditionnaire français).
- De 1956 à 1962 : député Union et de fraternité française (dont il est exclu en 1957) de la Seine, puis du Ve arrondissement de Paris sous l'étiquette du Centre National des Indépendants et paysans (CNI).
- Depuis 1963 : directeur de la Société d'Etudes et de Relations Publiques (SERP), spécialisée dans l'édition de chants et de discours historiques.
- 1964-1965 : secrétaire général du comité Tixier-Vignancour.
- 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d'"apologie de crime de guerre" pour la diffusion d'une pochette de disque éditée par la SERP où été affirmé : "La montée vers le pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu'il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée".
- En décembre 1972 : il fonde le Front National (FN), parti d'extrême droite (ou de "droite nationale") dont il est depuis le président.
- En avril 1974 : se porte pour la première fois candidat à l'élection présidentielle et obtient 0,74 % des voix.
- 1977 : hérite d'Hubert Lambert, fils du fondateur des Ciments Lambert, d'un héritage de 30 millions de francs comprenant la maison du parc de Montretout, à Saint-Cloud.
- En avril 1981 : n'obtient pas les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle.
- 1983 : conseiller du XXe arrondissement de Paris.
- En juin 1984 : élu député européen.
- De mars 1986 à juin 1988 : député de Paris lors des élections législatives (scrutin de liste proportionnel à un tour).
- 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour "antisémitisme insidieux" (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s'en était violemment pris à des journalistes juifs ou d'ascendance juive : "Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu'il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays". Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n'avoir "appris le français que récemment".
- 27 mars 1986 : reconnu coupable d'apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l'édition d'un disque sur lequel on peut entendre "un hymne du parti nazi" et "Vive Hitler".
- En avril 1988 : candidat à l'élection présidentielle, il obtient 14,38 % des voix.
- 23 mai 1991 : condamné par la Cour d'appel de Lyon après l'"utilisation du terme 'sida' pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées".
- 18 décembre 1991 : condamné par la cour d'appel de Versailles pour "banalisation de crimes contre l'humanité" et "consentement à l'horrible" pour avoir déclaré : "Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale (...) Si, c'est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c'est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c'est une obligation morale ? Je dis qu'il y a des historiens qui débattent de ces question".
- En mars 1992 : élu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- 3 juin 1993 : condamné à 10 000 francs (1 524 euros) d'amende par la cour d'appel de Paris pour "injure publique" au ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour ("Durafour-crématoire"). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.
- En juin 1994 : réélu député européen.
- En avril 1995 : candidat à l'élection présidentielle, il obtient 15 % des voix, et arrive en quatrième position au 1er tour, après Lionel Jospin, Jacques Chirac et Edouard Balladur.
- 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 millions de francs pour "oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer".
- 26 décembre 1997 : condamné à 300 000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5 000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice, par le tribunal de Nanterre pour "banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible", pour avoir dit que "dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail". Le 10 septembre 1999, la cour d'appel de Versailles confirme la peine.
- En mars 1998 : réélu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- 2 avril 1998 : condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la cour d'appel, qui ajoute 8 000 F d'amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour "violences en réunion" et "injures publiques" (faits requalifiés par la cour d'appel en "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions") pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d'élue) lors des législatives de 1997.
- En juin 1999 : réélu député européen.
- Le 21 avril 2002 : à l'élection présidentielle, il obtient 16,86 % des suffrages (sur seize candidats) et se qualifie ainsi pour le second tour.
- Le 5 mai 2002 : obtient 17,94 % des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle, contre 82,06 % pour Jacques Chirac.
- En février 2004 : sa candidature pour l'élection régionale des 21 et 28 mars en Provence-Alpes-Côte d'Azur est rejetée par le préfet de Région, pour cause d'absence de domiciliation ou d'attache fiscale dans la région.
- 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l'an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment : "Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont"). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des Droits de l'homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, qui s'étaient portées parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.
- En juin 2004 : réélu au Parlement européen.
J'attent votre avie sur cette emission !
Publicité