LE LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE NICOLAS SARKORZY

Publié le par davidguerin

L'interview de Nicolas Sarkozy annonçant sa candidature a été réalisée dans l'urgence avec le syndicat de la presse quotidienne régionale, qui salue une "bonne idée", mais le procédé provoque des grincements de dents de certains titres, qui ne la diffuseront pas telle quelle.

L'interview du président de l'UMP a été envoyée mercredi à l'ensemble des quotidiens régionaux (PQR) et départementaux (PQD). Elle ne devait être publiée que le lendemain matin dans ces titres, mais le texte a été diffusé dans la soirée sur le site internet de Libération.

L'entretien a été réalisé mercredi matin au siège de l'UMP à Paris, par six représentants de la PQR.

Selon Michel Comboul, président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), c'est le président de l'UMP qui est à l'origine de l'entretien.

Mais le procédé a créé des remous au sein de la profession, certains titres se plaignant de ne pas avoir été invités à participer à l'interview.

"Ce sont des méthodes un peu cavalières. On ne m'a jamais contacté", s'insurge Bruno Dive, éditorialiste de Sud Ouest.

"Certains confrères ont appelé le SPQR, ont dit qu'ils auraient voulu y aller", a reconnu le syndicat, qui assure que le choix s'est fait en fonction de la "disponibilité immédiate" des journalistes.

Mais certains titres s'interrogeaient mercredi soir sur la façon de traiter un entretien livré clef en main.

Si Paris-Normandie, Havre Libre, l'Union ou La Montagne le publieront dans son intégralité, le Télégramme de Brest "ne le passera pas tel quel", ont indiqué ces journaux à l'AFP.

"Nous ne savons pas précisément qui a réalisé l'interview, ni quelles questions ont été posées. Nous traiterons le texte qui nous sera transmis de la manière qui nous semblera appropriée, avec une approche strictement professionnelle", a déclaré le rédacteur en chef de la Nouvelle République, Pascal Arnaud.

S'il donnera évidemment l'information, Sud Ouest a, lui, décidé de ne pas passer l'interview, "aussi bien pour protester auprès du SPQR sur la façon de procéder que par principe : on ne passe pas une interview qu'on n'a pas recueillie", a indiqué M. Dive.

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Publié dans actualité télé

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