Le sénateur-maire PS de Lyon Gérard Collomb a donné jeudi, vers 18H00, le coup d'envoi de la huitième Fête des Lumières, qui, jusqu'à dimanche soir, devrait accueillir quelque quatre millions de personnes dans la capitale des Gaules.
Version laïcisée d'une tradition religieuse existant depuis plus de 150 ans qui célèbre la Vierge Marie, l'événement, unique en Europe selon la municipalité, est l'occasion de revisiter de façon festive la cité. Celle-ci accueille pendant quatre soirées une quinzaine d'oeuvres artistiques dans la presqu'île et une quarantaine d'autres disséminées dans toute la ville.
M. Collomb, après avoir reçu des mains d'un personnage monté sur échasses un "bâton magique" lumineux, a donné le coup d'envoi d'un son et lumière sur la place Louis-Pradel, près de l'Opéra.
"Que les fêtes commencent et la déambulation se fera dans toute la ville", a lancé le maire, alors que pendant quelques minutes la pluie s'arrêtait et que sur l'une des façades devenue bleue de l'Opéra, dansaient des personnages au bout de cordes, au son d'une musique jazz électro.
Chaque 8 décembre depuis 1852, date de l'inauguration de la Vierge dorée qui surplombe la ville, au sommet de la basilique de Fourvière, les Lyonnais sont invités à installer des lumignons, petites bougies déposées dans des verres de couleur, à leurs fenêtres et balcons.
Depuis 1999, la ville a transformé cette fête religieuse, qui est toujours l'occasion d'une montée aux flambeaux très populaire le soir du 8 décembre -jour de célébration du dogme de l'Immaculée Conception- pour en faire un festival consacré aux dernières évolutions technologiques liées à la lumière.