EN BELGIQUE INTERDIT D'EVOQUER LE FILS DU ROI PAR UN JUGE SELON UN INCULPE

Publié le par davidguerin

 L'un des inculpés dans une affaire de fraude au sein de la marine de guerre belge, Marc Luypaerts, a affirmé mercredi qu'il avait reçu consigne du juge d'instruction de taire toute implication du prince Laurent, fils cadet du roi des Belges, Albert II.

"Le nom du prince dans le dossier a été scrupuleusement écarté. Je devais me taire (sur ordre) du juge d'instruction", a déclaré cet ancien sous-officier de marine à la chaîne de télévision privée flamande VTM, citée par l'agence Belga.

 

"J'avais une interdiction formelle de parler ou j'aurais été emprisonné", a ajouté M. Luypaerts, qui doit comparaître lundi avec une quinzaine d'autres inculpés devant le tribunal correctionnel d'Hasselt (nord-est) pour cette affaire de détournement de fonds par des responsables de la marine dans les années 1990.

 

Un des co-inculpés, le colonel Noël Vaessen, ancien conseiller du prince Laurent, a affirmé en décembre dans la presse néerlandophone que le fils du roi, aujourd'hui âgé de 43 ans et lui-même officier de marine, avait bénéficié en toute connaissance de cause de 175.000 euros puisés sur les quelque 2 millions d'euros de fonds détournés.

 

Le colonel Vaessen a aussi indiqué qu'il demanderait à ce que le prince Laurent soit cité comme témoin.

 

Malgré les dénégations du prince, l'affaire a pris une dimension politique en touchant la famille royale, l'un des rares symboles unitaires d'un pays fragilisé par les tensions entre des partis néerlandophones réclamant une très large autonomie, voire l'indépendance, pour la Flandre (nord) et des formations francophones attachées au modèle fédéral actuel.

 

Le prince Laurent, frère cadet du prince héritier Philippe, est onzième dans l'ordre de succession au trône de Belgique.

 

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Publié dans actualité télé

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