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Le sprinteur norvégien commençait à douter de sa forme. Grâce à cette cinquième victoire d’étape sur le Tour, qu’il doit en partie à son coéquipier Julian Dean, Thor Hushovd a retrouvé le moral.
« C’est vraiment bon pour moi de gagner à nouveau. J’ai eu beaucoup de problèmes au début de la saison, et j’avais l’impression de mal commencer le Tour de France également. Je me suis retrouvé dans une chute, et hier j’ai raté mon coup, mais aujourd’hui tout s’est bien passé. Julian Dean a fait un boulot extraordinaire pour moi : quand il a l’énergie d’aujourd’hui, c’est exactement ce qu’il me faut pour gagner. Dans cette forme, c’est le meilleur poisson pilote du monde. Il était devant moi à partir des 500 m, et à 200 m j’ai su qu’il fallait y aller. C’était un travail fantastique, il m’a même laissé le temps de me rasseoir et de lever les bras sur la ligne ! L’année dernière j’ai terminé le Tour par une victoire sur les Champs-Elysée, et c’est à cela que je pense quand la roue ne tourne pas dans mon sens. Aujourd’hui cela va et je sais que je vais gagner d’autres étapes car ma confiance est de retour »
Tom Boonen, toujours leader du classement par points, n’est pas parvenu à se placer idéalement pour rivaliser avec Thor Hushovd aujourd’hui.
« Nous avons fait notre maximum pour rester devant le plus loin possible, mais à un moment nous ne pouvions plus progresser, alors j’ai attendu de voir un petit trou, et j’ai sauté dedans. Il y a eu un virage à 500 m de la ligne, et là j’ai fait une erreur : j’aurais du freiner complètement et recommencer mon sprint pour me placer dans une autre position.
C’est une belle victoire pour Thor, il a été très fort. Il fallait vraiment commencer à sprinter au bon moment, et c’est exactement ce qu’il a fait. Le timing, c’est la clé dans ce genre de sprints ».
Instigateur de l’échappée du jour, Matthieu Sprick a rejoint le peloton à environ 5 km de l’arrivée. Il est récompensé de son initiative par le prix de la combativité.
« Bien sûr j’avais l’espoir d’aller chercher une victoire d’étape, c’est donc une déception, mais c’est toujours bien de passer une journée devant. Le peloton ne nous a jamais laissé partir très loin, car avec des rouleurs comme Flecha et Chavanel, cela aurait pu être risqué. C’était donc un handicap d’un côté, mais de l’autre côté c’est agréable de rouler avec eux. A la fin, je m’accrochais toujours à un petit espoir, car cela peut se jouer à peu de chose. Il suffit d’une chute où d’un moment de désorganisation de la poursuite dans le peloton, et tout redevient possible pour ceux qui sot devant ».
Stéphane Augé doit son maillot à pois à l’attitude de gentleman de son coéquipier Sylvain Chavanel, qui n’est pas allé chercher les points pour le classement des grimpeurs. Toutefois, il ne compte pas le défendre demain, afin de préserver sa forme pour la suite.
"L’équipe a tout fait pour que nous puissions conserver le maillot à pois. J’ai bien sûr envie de dire merci à Sylvain Chavanel, qui s’est abstenu de disputer les points sur la dernière ascension pour me laisser le maillot. Cela prouve que c’est u vrai champion, un leader. Maintenant les bosses arrivent, alors pour conserver le maillot il faudrait que je sois dans une échappée, mais c’est peu probable. Je ne pense pas le défendre, car il faut être réaliste : le Tour dure trois semaines, et je n’ai pas l’intention de griller toute mon énergie maintenant »