LE FILM DE L'ETAPE

Publié le par davidguerin

Le grand coup de Rasmussen

Comme à Mulhouse en 2005 et à La Toussuire en 2006, Michaël Rasmussen remporte une étape après une longue échappée durant laquelle il a empoché une quantité de points décisive dans l’optique du classement des grimpeurs. Le Danois, qui termine l’étape en solitaire, s’empare également du maillot jaune, l’Allemand Gerdemann terminant à 5’05’’. Parmi les favoris, Moreau et Mayo ont porté des attaques à répétition dans le final. L’Espagnol est parvenu à se détacher, pour prendre la deuxième place de l’étape.

Schumacher entreprenant
Les premières ascensions se présentant rapidement sur le parcours, les attaques sont nombreuses en début de course. Lilian Jégou (Fra – FDJ) est le premier à lancer une offensive au km 2. Il est suivi par Schumacher (All - GST), Augé (Fra - COF), Sieberg (All - MRM) et Efimkin (Rus - BAR), mais l’association ne parvient pas à suivre le rythme imposé par Schumacher. C’est un groupe profondément transformé, mais toujours avec Schumacher en chef d’orchestre, qui passe au sommet de la côte du Bouchet-Mont-Charvin.

18 coureurs en tête
La descente inspire Thomas Voeckler, qui se détache au km 30. Dans son sillage le groupe de poursuivants se réduit progressivement à un volume plus raisonnable. Repris dans l’ascension vers le col de Tamié, Voeckler intègre un groupe qui comprend au total 18 coureurs, avec Gutierrez (GCE), Rogers (TMO), Voigt (CSC), Aerts (PRL), Goubert et Arrieta (A2R), Azanza et Verdugo (EUS), Schumacher et Kohl (GST), Le Mével (C.A), Hincapie (DSC), Augé et Moreni (COF), Willems (LIQ), Vaugrenard (FDJ), et Millar (SDV).

Attaque décisive de Rasmussen
La montée du Cormet de Roselend, longue de 20 km, donne lieu à une série de cassures et de recompositions. Bernard Kohl passe la quasi-totalité de l’ascension en tête, mais c’est la sortie du peloton de Rasmussen, entraînant avec lui Arroyo et Colom, qui s’avère décisive. Au sommet, il ne reste plus que trois membres de l’échappée initiale parmi les cinq qui l’accompagnent : Rogers, Goubert et Kohl. La descente débute avec 5’10’’ d’avance sur le peloton pour les six hommes : Rogers et Arroyo chutent sévèrement, puis comblent leur retard à Bourg-Saint-Maurice.

Abandons de Rogers et O’Grady
Michaël Rasmussen poursuit son travail d’usure dans la montée d’Hauteville. Diminué par sa chute, Rogers est immédiatement lâché, tout comme Goubert et Kohl. Le trio, qui n’en a que le nom et l’apparence puisque Rasmussen ne laisse aucun relais, passe au sommet avec 4’55’’ d’avance sur le peloton. Michael Rogers, blessé à l’épaule, n’atteint pas le sommet et quitte le Tour de France, tout comme Stuart O’Grady, tombé dans la même descente.

Moreau et Mayo offensifs
La dernière difficulté mène directement à Tignes. A 20 km du but, un nouveau coup d’accélérateur de Rasmussen distance définitivement Arroyo, puis Colom. Derrière, la sélection est lancée par Christophe Moreau, qui attaque à 15 km de l’arrivée. En trois kilomètres, après une rafale de coups portés alternativement par Moreau et Mayo, l’élite se restreint à sept coureurs : Moreau (A2R), Schleck (CSC), Contador (DSC), Mayo (SDV), Kashechkin (AST), Valverde (GCE) et Evans (PRL). Mais devant l’impossibilité de creuser un écart significatif, les sept rivaux pour le général se neutralisent. Seul Iban Mayo, à 5 km de l’arrivée, parvient à se détacher pour prendre la deuxième place de l’étape, à 2’47’’ de Rasmussen. Le Danois dépossède non seulement Chavanel du maillot à pois, mais aussi Linus Gerdemann du maillot jaune.

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Publié dans LE TOUR DE FRANCE

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