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Publié le par davidguerin

Les interviews

Michaël Rasmussen : « Nous avons encore 400 km dans les Pyrénées »

Battu en fin d’étape par Alberto Contador, Michaël Rasmussen conserve la tête du classement général.

« C’était probablement l’ascension et la fin d’étape la plus difficile de toute la course. Le Tour n’est venu ici que peu de fois, et j’aurais bien voulu ajouter mon nom à celui de Pantani et Armstrong au palmarès de cette arrivée d’étape. Mais c’est une belle victoire pour Alberto. Je suis de toute façon content de l’offensive d’aujourd’hui.
Mon équipe a encore roulé très fort. J’ai essayé de les retenir un peu, parce que je sais que nous avons encore plus de 400 km à parcourir en montagne, et il y aura encore de la bataille devant nous.
Je suis arrivé à un moment où je me suis dit « d’accord, je ne vais peut-être pas remporter l’étape, mais je suis capable d’éliminer de manière significative des rivaux pour la victoire finale. Alors je me suis donné jusqu’à la ligne d’arrivée et bien sûr, Contador était en meilleure position pour l’arrivée. Mais il y a encore un long chemin, et je pense que nous devons accepter que les choses peuvent encore changer. Tous ceux qui sont à moins de six ou sept minutes de moi peuvent encore gagner. »

Alberto Contador : « Je vais attaquer Rasmussen »

Vainqueur de l’étape du Plateau de Beille, Alberto Contador prend la deuxième place du classement général et se positionne maintenant comme un potentiel vainqueur du Tour.

« C’est une journée très importante qui est passée, mais il en reste trois tout aussi difficiles, avec les deux étapes pyrénéennes et le contre-la-montre individuel. Si je veux gagner le Tour, il faut que je passe sans problèmes ces trois journées, mais je sais très bien que cela peut arriver d’avoir une mauvaise journée. Mais je sais aussi que cela peut arriver à Rasmussen.
Pour le moment le leader de la course c’est Rasmussen, et il a montré qu’il était très fort. Aujourd’hui, j’ai réussi à faire la différence sur Cadel Evans. Maintenant, je dois essayer d’attaquer Rasmussen, et je vais le faire.
Avec l’équipe, nous avions décidé aujourd’hui de prendre la responsabilité de la course, comme a aussi essayé de le faire Saunier Duval, avec moins de succès. C’est pourquoi nous avons envoyé Hincapie et Popovych en tête du groupe pour organiser une sélection. Ensuite, j’ai choisi le moment d’attaquer, quand mes jambes étaient prêtes pour le faire. »

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Publié dans LE TOUR DE FRANCE

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