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Les interviews
Si Alberto Contador n’est pas parvenu à faire la différence sur Michaël Rasmussen, les deux leaders du classement général ont maintenant une avance appréciable sur la concurrence.
« C’était une très bonne journée pour moi. C’était vraiment spectaculaire, il fallait que j’arrive à me faire une bonne place. Cela se termine bien pour moi. J’ai continué à attaquer Rasmussen en espérant le distancer, mais il a encore une fois prouvé qu’il était très fort.
A chaque fois que j’ai attaqué il est revenu sur moi. Je me rends quand même compte que ce qui s’est passé lors des deux derniers jours, c’est excellent pour moi, puisque j’ai pris une bonne avance sur les spécialistes du contre-la-montre. C’est mon premier Tour, et normalement j’étais venu pour apprendre, mais maintenant je me sens soutenu par mon équipe. C’est un honneur de courir pour cette équipe, car je l’ai toujours admirée »
Le leader du classement général a été attaqué à plusieurs reprises dans le final par son dauphin Alberto Contador. Il est parvenu à rester avec lui au prix de gros efforts et conserve le maillot jaune.
« Mon équipe a été fantastique et je leur dois beaucoup aujourd’hui, spécialement à Michael Boogerd, qui a été exceptionnel. Avoir Menchov dans l’échappée au départ, puis le récupérer ensuite pour m’aider, c’est une réelle preuve de dévouement. Le rythme qu’a imposé Boogerd dans les deux dernières ascensions a été difficile à suivre et a empêché tout le monde de m’attaquer, jusqu’à ce que Contador se lance. Quand il s’y est mis, personne n’a pu répondre, et j’ai eu un gros boulot pour réussir à le suivre.
Mon objectif aujourd’hui c’était de contrôler Contador et de le suivre en cas d’attaque, car j’ai bien vu qu’il en était tout à fait capable. A chaque fois c’était de plus en plus rapide, il a même rattrapé les motos à deux reprises. Mais à chaque fois j’ai réussi à revenir. Si je n’étais pas resté avec lui, j’aurais eu de ros problème car dans la descente il avait l’avantage de récupérer son coéquipier Hincapie, avec qui il aurait pu creuser un écart sur moi.
Il nous reste encore une des plus dures étapes avec l’arrivée au sommet de l’Aubisque, alors rien n’est fini »
Blessé depuis sa chute lors de l’étape 5, Vinokourov avait déjà impressionné en remportant le contre-la-montre d’Albi. Dans l’étape suivante, il avait connu une nouvelle désillusion en perdant toute chance de gagner le Tour. A Loudenvielle, il s’impose en solitaire : il s’agit de sa cinquième victoire d’étape sur le Tour.
« Hier, j’ai vraiment eu une mauvaise journée, cela n’allait plus du tout dans ma tête et c’est pour cela que j’ai terminé aussi loin. En rentrant à l’hôtel hier soir, j’avais compris que c’était fini pour la victoire sur le Tour. On m’a même demandé si je voulais abandonner, mais j’ai dit que je n’abandonnerai jamais. Alors j’ai parlé avec mon équipe, et ils m’ont tous soutenu pour que me fixe un nouvel objectif, avec une victoire d’étape.
Depuis ma chute, j’ai mis beaucoup de temps à récupérer mais maintenant je me sens bien, aujourd’hui c’était un très bon jour. Ce n’est plus la peine d’avoir des regrets en ce qui concerne le classement général, je me dit juste que je n’ai pas eu de chance. C’est la course. »