LES INVITEES DU BLOG DAVID GUERIN

Publié le par davidguerin

Les interviews

Tom Boonen : « Je commence à oser rêver »

Le porteur du maillot vert a consolidé son avance sur Robert Hunter au classement par points. Il s’approche de son objectif de départ : rapporter le maillot vert à Paris.

« Je commence à me voir sur le podium à Paris. J’y étais en 2005, après avoir gagné l’étape des Champs-Elysées, donc je sais un peu à quoi cela ressemble, mais finir la Tour avec le maillot vert sur les épaules, c’est probablement quelque chose de spécial. Je commence à oser en rêver, mais il y a encore quelques jours difficiles à passer, et j’espère que tout ira bien. Je fais tout ce qu’il faut pour conserver la tête du classement. Psychologiquement, les autres sont un peu en retrait car ils savent qu’ils n’ont plus beaucoup d’occasions de revenir. C’est ce qu’il y a de plus dur, il faut sprinter pour chaque point. Et pour quelqu’un qui a l’habitude de sprinter pour la victoire, ce n’est pas simple d’aller se battre pour une neuvième place ».

Johan Bruyneel : « J’ai été très surpris »

Le manager de Discovery Channel récupère avec Alberto Contador le maillot jaune.

« Ce n’était pas de cette façon que nous avions espéré prendre le maillot jaune. L’équipe a tout essayé dans les Pyrénées, les coureurs ont attaqué Rasmussen, qui a montré qu’il était le plus fort. J’ai été surpris quand j’ai appris la décision de retirer Rasmussen, et pas heureux du tout.
Chaque cas particulier est différent, mais de nombreux éléments ont amené à cette décision de Rabobank, ainsi qu’une grosse pression. A certains moments, il faut prendre des décisions et je crois qu’ils ont affronté les critiques aussi longtemps que possible, mais cela devenait très difficile. En tout cas, quand vous menez la plus grande course du monde et que vous avez à déclarer forfait, c’est une décision courageuse ».

Jens Voigt : « J’aime essayer »

Eternel attaquant, Jens Voigt a tenté sa chance dans l’échappée du jour, mais a été battu dans un sprint à quatre par l’Italien Daniele Bennati. Il reçoit le prix de la combativité du jour.

« C’est mon dizième Tour de France, et je me suis probablement retrouvé dans 50 échappées, pour seulement deux victoires d’étapes. Mais si je n’essaye pas, je ne gagne jamais, alors j’aime bien continuer d’essayer. J’ai 35 ans, et ce n’est plus si facile à mon âge… Plus sérieusement, j’ai essayé comme j’ai pu, mais peut-être que mes rivaux m’ont surveillé d’un peu trop près. J’ai essayé d’appliquer la même tactique que d’habitude, c’est-à-dire d’attaquer pour arriver seul. C’est le meilleur moyen de ne pas être battu au sprint. »

Alberto Contador : « J’ai mes chances »

Conséquence du départ de Michaël Rasmussen, exclu du Tour par son équipe, Alberto Contador a pris la tête du classement général, avec 1’53’’ d’avance sur Cadel Evans.

« Quand j’ai appris que Rasmussen quittait le Tour hier soir, j’ai d’abord pensé qu’il fallait que je me détende car j’avais eu une journée très difficile. Alors bien sûr j’ai été surpris, car c’est un peu étrange de porter le maillot jaune dans ces circonstances, mais cela arrive. C’est aussi le cas lorsqu’il y a une chute et que le deuxième du classement général récupère le maillot.
Je suis un coureur clair, sinon je ne serais pas là. Je n’ai raté aucun contrôle, ni en compétition, ni hors compétition. Et je n’ai aucun lien avec l’opération Puerto. Je me suis simplement retrouvé au moment dans la mauvaise équipe.
L’avance que j’ai sur Evans ? C’est beaucoup ou peu ? Cela dépend des jours. Je sais que 55 kilomètres, c’est une longue distance et il sera forcément difficile de garder ce maillot jaune. Mais si je regarde le dernier contre-la-montre, je me dis que j’ai mes chances. Je donnerai tout pour y arriver ».

Daniele Bennati : « J’ai eu peur de ne pas arriver au sprint »

Le sprinteur italien s’est imposé au terme d’une échappée sortie du peloton au km 5. A l’arrivée, il a réglé Fothen, Elmiger et Voigt. Le plus dur était déjà fait.

« Je savais que pendant la troisième semaine, il n’y aurait pas beaucoup de possibilités d’arrivées au sprint, alors il fallait que je tente ma chance dans une échappée. Pour réussir à prendre celle de ce matin, il fallait vraiment de bonnes jambes. Les 90 premiers kilomètres ont été difficiles parce que nous étions à fond, et le peloton ne laissait pas l’avantage grandir. Heureusement nous avons bien fonctionné ensemble, et au bout de cent kilomètres, les choses se sont calmées.
Ensuite j’ai eu peur que le petit groupe n’arrive pas au sprint, car les autres savaient très bien que j’avais plus de chances qu’eux au sprint. Alors il a fallu que je surveille tout le monde et que je ne me laisse surprendre par aucune attaque. Le sprint n’a pas été vraiment rapide par rapport à un sprint massif, mais après 180 km de route en échappée, il faut quand même réussir à trouver l’énergie. J’avais encore de bonnes jambes »

Publicité

Publié dans LE TOUR DE FRANCE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article