LES INVITEES DU BLOG DAVID GUERIN

Publié le par davidguerin

Alberto Contador : « J’espère que je ne vais pas perdre pour trois secondes »

Le porteur du maillot jaune se prépare à une journée cruciale avec le contre-la-montre de demain. Son avance sur Evans n’est plus que de 1’50’’, en raison d’une petite cassure dans le peloton.

« Je ne suis pas un spécialiste du contre-la-montre, mais je vais tout faire pour ne pas perdre plus de 1’50’’. L’étape d’aujourd’hui s’est parfaitement déroulée, même si c’était un peu lent. C’était très important de se reposer et de passer une journée tranquille avant le contre-la-montre de demain. D’accord j’ai perdu 3’’ aujourd’hui sur Cadel Evans, c’est ennuyeux mais j’espère que je ne vais pas perdre le maillot jaune pour trois secondes. J’espère que j’aurai de bonnes jambes demain pour pouvoir le conserver ».

Marc Madiot : « C’est un mec bien »

Le manager de la Française des Jeux se réjouit de la victoire de Sandy Casar, qu’il voit récompensé aujourd’hui de sa persévérance.

« Je suis très heureux car Sandy est un garçon qui n’a pas toujours été chanceux dans sa carrière. C’est un mec bien. Je souhaite à tous les directeurs sportifs d’avoir un coureur qui a ses qualités morales. A Marseille, après sa troisième place de deuxième sur une étape du Tour, je lui ai dit que la quatrième serait la bonne. Ce jour là le destin n’était pas avec nous. Aujourd’hui, oui. Je suis persuadé qu’il regagnera d’autres courses.
Je suis aussi ravi de voir qu’il y avait deux Français devant, et ils ne se sont pas marchés dessus. Par les temps qui courent, c’est important. Dans dix jours, je serai à une course de cadets. C’est à eux qu’il faut donner envie ».

Sandy Casar : « J’ai cru que c’était foutu »

Deuxième à Marseille, avec sept centimètres de retard sur Cédric Vasseur, Sandy Casar a remporté sa première victoire sur le Tour, après avoir subi une chute en début d’étape.

« J’ai vécu le pire au départ, avec cette chute à cause d’un chien. A ce moment là j’ai pensé que c’était fini. Je suis vraiment tombé lourdement, mon vélo était cassé, j’avais mal au bras… Puis j’ai été soutenu par tout le monde, dans les voitures suiveuses et dans le public. J’ai aussi eu un peu de chance car Merckx était en contre attaque, cela m’a aidé de revenir avec lui. Ensuite, lorsque nous avons pris un écart important, j’ai bénéficié du fait que Merckx n’avait plus le droit de rouler, car la position de Kirchen était menacée par Boogerd. Le rythme c’est donc calmé, cela m’a permis de récupérer et de garder des forces pour le final.
A 3 km, j’ai vu une opportunité, mais Boogerd a ensuite ramené tout le monde sur moi. Sur la fin, quand j’ai vu les autres revenir, j’ai cru que c’était foutu. Mais comme j’étais devant, il fallait que j’y reste et je me suis dit « perdu pour perdu autant attaquer ». Il ne fallait pas attendre que les autres le fassent, car je m’étais déjà fait avoir à Marseille.
C’est cette victoire que j’attendais. »

Tom Boonen : « Un peu plus près de Paris »

Tom Boonen a encore soigné son avantage au classement par points, en remportant le sprint du peloton pour la quatrième place de l’étape.

« Je suis heureux et je sais pourquoi : nous sommes un peu plus près de Paris. C’est une bataille jusqu’au bout, c’est ce que j’ai dit le premier jour où j’ai pris le maillot vert. A partir du moment où je n’ai pas 48 points d’avance, je ne suis pas totalement à l’abri.
Maintenant, la meilleure place c’est dans le peloton. Je parlais hier avec De Jongh, c’est incroyable d’être un coureur du Tour de France : vous êtes isolé du reste du monde. Nous roulons en course, et les seules autres personnes que nous rencontrons, ce sont les journalistes. Ensuite, on se retrouve avec les dix mêmes personnes à l’hôtel. C’est comme cela tous les jours pendant trois semaines.
Dans le peloton, cela va bien. Les coureurs qui sont là sont supposés être propres, et je le crois puisque les tricheurs ont été renvoyés à la maison. Je ne sais pas ce qui se prépare, si quelque chose se prépare, mais j’espère terminer la course avec les coureurs qui sont encore dans le peloton. Si l’on a attrapé autant de coureurs cette année, c’est parce que nous avons été bien contrôlés. Je ne mes pose pas question lorsque je vois un coureur obtenir de bons résultats. Parfois les médias tentent de me faire dire des choses, mais je sais que d’autres coureurs peuvent aussi dire des choses sur moi, alors je préfère croire ce que je vois ».

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Publié dans LE TOUR DE FRANCE

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