En Corse, Nicolas Sarkozy soutient les victimes de la violence

Publié le par davidguerin

NICOLAS SARKOZY SOUTIENT LES VICTIMES DE ...

Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi en Corse pour apporter son soutien aux victimes des violences et du racket et fustiger les "cagoulés".

Le chef de l'Etat, qui devait rencontrer dans l'après-midi des victimes de racket, a annoncé la tenue d'un conseil des ministres décentralisé en Corse en octobre pour appuyer le développement de l'île.

Lors de la visite d'un chantier routier à Bocognano, en Corse du Sud, Nicolas Sarkozy a expliqué être venu "saluer le courage de ceux qui ont relevé la tête".

"L'Etat sera à leurs côtés", a-t-il affirmé.

Le chef de l'Etat, qui effectuait son premier déplacement en Corse depuis son accession à l'Elysée en mai, a souligné que la seule solution pour l'avenir de l'île passait par "le développement" et à de nouveau mis en garde les poseurs de bombes et les tenants de la violence.

"Les premières victimes du racket, de la violence, de la mafia, des cagoulés, ce sont les Corses. L'Etat républicain est prêt à parler, à discuter, mais il n'est pas prêt à céder sur ses valeurs", a-t-il dit.

"Si on veut poser des bombes, l'Etat sera au rendez-vous pour la punition", a-t-il prévenu.

En réponse à l'appel au dialogue lancé par des indépendantistes, Nicolas Sarkozy a répété qu'il n'y avait "pas de tabou", sauf vis-à-vis des organisations clandestines ou de ceux qui les soutiennent.

"Je suis totalement prêt à parler de tous les sujets, y compris des sujets les plus sensibles qui touchent à l'âme corse", a-t-il dit, en allusion aux problèmes de la langue corse ou des prisonniers nationalistes.

"Mais je ne parlerai qu'à des gens honnêtes, des gens qui parlent à visage découvert et non pas avec les cagoulés ou ceux qui défendent et comprennent les cagoulés", a-t-il ajouté.

CONSEIL DECENTRALISE

Le chef de l'Etat visitait le chantier "emblématique" de la déviation de la route nationale 193 reliant Ajaccio à Bastia, un programme comprenant la construction d'un viaduc et le percement d'un tunnel, d'un coût de 54 millions d'euros.

Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il aurait "l'occasion de revenir en octobre" sur l'île pour y tenir un "conseil des ministres décentralisé" et a rappelé qu'un autre conseil aurait lieu en Alsace, début septembre.

Selon le chef de l'Etat, le but de ces réunions décentralisées est de "montrer que tous les territoires sont à égalité de devoirs et de droits".

Sous un soleil ardent, Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à Porto-Vecchio, dans le sud de l'île, où il a pris un bain de foule en sillonnant les rues de la vielle ville, suivi par plusieurs centaines d'estivants et d'habitants.

Tout au long de son parcours, le chef de l'Etat a insisté sur son attachement au développement de l'île.

"J'ai voulu venir en Corse avant la fin de l'été pour dire à la Corse que je ne l'ai pas oubliée", a dit le chef de l'Etat, qui était venu sur l'île près d'une trentaine de fois en tant que ministre de l'Intérieur.

Sa dernière visite, en tant que candidat à la présidentielle, remonte à la fin avril, entre les deux tours.

Pour ce déplacement, le chef de l'Etat est notamment accompagné des ministres de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et de la Justice, Rachida Dati.

Dans l'après-midi, il devait d'entretenir avec des victimes de racket avant d'achever son voyage à Bastia (Haute-Corse).

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Publié dans actualité télé

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