Le SNOP dénonce une protection jugée excessive du commerçant du quartier des Francs-Moisins par les RG

Le Syndicat national des officiers de police (SNOP, majoritaire) a dénoncé mardi la protection jugée excessive par les Renseignements généraux d'un patron de supermarché du quartier des Francs-Moisins à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) décidée par le ministère de l'Intérieur.
"Les agressions qu'il a subies sont très graves mais sept fonctionnaires pour une seule personne, c'est beaucoup", a déploré David Barbas, porte-parole du SNOP. "Les RG ont pour mission de protéger avant tout les personnalités. Dans le cas de Saint-Denis, un équipage de la Sécurité publique aurait largement suffi pour l'amener à Saint-Denis et le ramener chez lui". Selon le SNOP, l'attribution de cette mission hors normes fait grincer des dents parmi les officiers des RG.
Cette protection a été accordée à Mahmed Abderrahmen, responsable du supermarché Franprix du quartier sensible des Francs-Moisins à Saint-Denis, qui a déjà été agressé à trois reprises. Il ferait également l'objet de menaces de mort. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est rendue mardi matin sur place pour lui témoigner du soutien des services de police.
La grogne des officiers des RG intervient alors que se profile le rapprochement entre leur service et celui de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Cette fusion devrait entraîner l'absorption de nombreux fonctionnaires des RG qui n'assuraient pas de missions de renseignement par les effectifs de la Sécurité publique.