Mondial de rugby: fête au Stade de France pour le match d'ouverture France-Argentine

Les supporteurs ont convergé en masse vers le Stade de France, où la fête rythmée par plusieurs bandas a commencé dans l'après-midi, bien avant le début du match France-Argentine, et, dans Paris, l'écran géant de l'Hôtel de Ville a fait recette. Evènement
A Saint-Denis, les premiers supporteurs, en majorité des Bleus, venus pour la plupart du Sud-Ouest, ont convergé vers le stade à grand renfort de chants et de cornes de brumes dès le début de l'après-midi.
C'est vers 17H30 que le gros des troupes est arrivé, les maillots bleu marine des supporters français dominant largement ceux, bleu ciel, des aficionados des Argentins. Des Ecossais arboraient des kilts.
Côté français, certains n'avait pas lésiné sur la peinture tricolore. Les plus téméraires arboraient chapeaux en tout genres, certains surmontés d'un coq en peluche, ou des perruques, toujours tricolores.
A 18H00, les premiers spectateurs pénétraient dans le stade alors que d'autres préféraient rester attablés aux terrasses des cafés proches ou des buvettes. Le service d'ordre, nombreux, se faisait discret et tout se passait dans une ambiance bon enfant.
Quelques vendeurs à la sauvette tentaient de négocier leurs places au marché noir au meilleur prix.
Vers 20H00, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a inspecté le dispositif de sécurité alors que les premiers invités de la loge présidentielle arrivaient.
A 20H20, la cérémonie d'ouverture a été saluée par les 80.000 spectateurs par une énorme clameur: "Allez les Bleus".
Les imprudents qui s'étaient attardés dans les bars ont manqué le début de la rencontre, retardés par les stricts contrôles de sécurité.
A l'Hôtel de Ville, environ 4.000 personnes se sont rassemblées devant l'écran géant de 55 m2.
Benoît Censier, 22 ans, qui pratique le rugby depuis qu'il a 6 ans, s'est coloré les cheveux et le visage de tricolore. "C'est un pur plaisir de pouvoir accueillir la Coupe du monde", dit-il, affirmant que ce premier match, "c'est déjà une finale, un match qu'il ne faut pas perdre car il va donner le tempo pour toute la Coupe".
Vanessa, 27 ans, et Christelle, 29, sont plutôt ici pour "l'ambiance et la convivialité". "C'est un peu comme la Coupe du monde de foot", estiment-elles. Invitées à citer des joueurs, elles répondent en choeur: "Sébastien Chabal".
A deux heures du coup d'envoi, c'était loin d'être l'affluence au village officiel installé au Trocadéro. Dans ce qui se veut un temple du ballon ovale, la bière n'est servie que par demi-litre, à 6 euros.
Les supporteurs semblent cependant en avoir largement consommé, à l'instar de Brandy, un Sud-Africain qui prend un bain en caleçon dans la grande fontaine devant des touristes interloqués. "La France est un pays magnifique mais l'Afrique du Sud l'emportera en finale", affirme-t-il.
Autour de lui, des supporteurs anglais sont tous pour l'Argentine. "C'est comme ça dans le rugby, les Français n'aiment pas les Anglais et vice-versa", explique Steve, un jeune homme venu de Cambridge.