La décision sur la libération de Bertrand Cantat mise en délibéré au 15 octobre

Publié le par davidguerin

Bertrand Cantat, le 16 mars 2004 au tribunal ...

La décision sur la demande de libération conditionnelle du chanteur Bertrand Cantat, condamné à huit ans de prison pour avoir porté des coups mortels à sa compagne Marie Trintignant en 2003, a été mise en délibéré au 15 octobre, a annoncé jeudi son avocat, Me Olivier Metzner.

Me Metzner a précisé que le parquet ne s'opposait pas à la requête de mise en libération conditionnelle. "Rien ne s'oppose à sa libération", a-t-il souligné, précisant qu'une fois la décision rendue, le parquet disposera de 24 heures pour faire appel.

L'avocat a fait part de cette mise en délibéré à la sortie du centre de détention de Muret, où le chanteur du groupe de rock Noir Désir, âgé de 43 ans, est incarcéré depuis septembre 2004, et où a été examinée en début d'après-midi la demande de libération conditionnelle de Bertrand Cantat.

Son défenseur a par ailleurs indiqué qu'il y avait eu "un consensus complet sur la réinsertion de Bertrand Cantat" tenant notamment compte du rapport de l'administration pénitentiaire selon lequel le chanteur était un détenu "modèle".

Si la libération conditionnelle est effectivement décidée le 15 octobre, elle sera soumise à des restrictions comme un suivi psychologique auquel le chanteur a souhaité se soumettre, a ajouté l'avocat.

"Cela fait trois ans qu'il voit toutes les semaines une psychologue et il a exprimé sa volonté d'être suivi par un psychologue à l'extérieur", a-t-il déclaré.

Le défenseur du parolier de Noir Désir a par ailleurs évoqué l'avenir de son client: "S'il sort prochainement, il portera toujours en lui sa responsabilité, sa culpabilité" et "ce sera la principale sanction à son encontre".

"Il ne montera pas sur scène dans les prochains mois", a affirmé Me Metzner, précisant cependant qu'"il allait retravailler dans la musique". "S'il sort, il veut d'abord réfléchir à son avenir, réfléchir avec ses camarades de Noir Désir", a-t-il poursuivi.

"On ne sort pas indemne de quatre ans de détention", a souligné Me Olivier Metzner à l'issue du débat d'une heure et demie auquel ont participé le vice-président du tribunal de grande instance chargé de l'application des peines, Philippe Laflaquière, et des représentants du parquet.

L'avocat a par ailleurs signalé que le parquet avait "demandé qu'il ne puisse pas - auprès des journalistes ou à travers la musique - s'exprimer sur l'affaire ou sur sa détention". "Là aussi, nous sommes d'accord", a-t-il affirmé avant d'ajouter que Bertrand Cantat n'avait pas écrit de musique ni de texte en prison.

Interrogé sur l'attitude de son client pendant le débat contradictoire, Me Metzner a déclaré: "Bertrand Cantat s'est exprimé avec émotion sur sa situation actuelle sans dire le moindre mal de la détention, que ce soit celle de France ou de Vilnius", où il a été incarcéré avant son transfert à Muret, a-t-il précisé.

"L'audience l'a plutôt rassuré, mais c'est quelqu'un qui exprime peu ses sentiments", a indiqué Me Metzner.

Publicité

Publié dans actualité télé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article