Sarkozy pour l'élection d'un président de consensus au Liban

Publié le par davidguerin

NICOLAS SARKOZY POUR L'ÉLECTION D'UN PRÉSIDENT ...

Nicolas Sarkozy souhaite l'élection d'un président "de consensus" au Liban lors de l'élection prévue le 23 octobre, que le président français considère comme une "chance historique" pour ce pays, fait savoir jeudi l'Elysée.


Le chef de l'Etat s'est entretenu jeudi après-midi pendant une demi-heure à l'Elysée avec Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire libanaise et fils de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, assassiné à Beyrouth en 2004.

Selon un compte-rendu de la présidence, Nicolas Sarkozy a dit à son hôte son "espoir de voir les Libanais parvenir en toute indépendance à élire librement un nouveau président qui saura incarner le consensus du peuple libanais".

Les deux hommes ont également souligné que cette élection était "une étape fondamentale pour le Liban".

Le président français a insisté sur la "nécessité que la logique de consensus l'emporte".

Les Libanais ont "leur destin entre leurs mains" et ils doivent saisir "cette chance historique qu'il ne faut pas laisser passer".

C'est le message dont Nicolas Sarkozy souhaite que le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, soit porteur lors de sa prochaine visite au Liban.

CRISE POLITIQUE

Le chef de la diplomatie française doit se rendre à Beyrouth, probablement le 19 octobre, en compagnie de ses collègues italien et espagnol Massimo d'Alema et Miguel Angel Moratinos.

Le pays du Cèdre traverse depuis plusieurs mois sa crise politique la plus grave depuis la guerre civile de 1975-1990 et les 128 députés sont appelés à désigner un successeur au président pro-syrien Emile Lahoud, dont le mandat expire le 23 novembre.

La Constitution exige un quorum des deux tiers des députés en séance pour l'élection du chef de l'Etat.

Mais la majorité parlementaire emmenée par Saad Hariri, hostile à Damas, a menacé de choisir unilatéralement le nouveau président si aucun accord sur un candidat de compromis n'est trouvé avec l'opposition pro-syrienne emmenée par le Hezbollah, mouvement chiite radical également soutenu par l'Iran.

Le vote parlementaire a été repoussé après le boycottage de la séance du 25 septembre par les députés de l'opposition. Une nouvelle séance est fixée au 23 octobre.

L'Elysée a par ailleurs annoncé que la France contribuerait à hauteur de six millions de dollars à la mise en place du tribunal international chargé de juger les assassins présumés de Rafic Hariri. Nicolas Sarkozy a fait part à Saad Hariri "de la détermination de la France à ce que les assassins" de son père soient traduits en justice.

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Publié dans actualité télé

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