Bataille ouverte pour la mairie de Nice: neuf adjoints destitués

Le maire de Nice Jacques Peyrat (UMP) a franchi un pas supplémentaire dans la bataille politique qui l'oppose à Christian Estrosi (UMP) pour la mairie de Nice, en délestant de leur délégation neuf de ses adjoints, tous proches du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer.
Selon les arrêtés signés le 19 novembre par M. Peyrat et dont l'AFP a eu connaissance jeudi, sont destitués de leur délégation, entre autres: l'adjoint à la culture André Barthe, l'adjointe chargée de la politique de la ville, Dominique Estrosi, épouse de M. Estrosi, et Bernard Asso, chargé du développement économique.
Ironie du sort, l'adjoint chargé des transports, Alain Sanz, cheville ouvrière du tramway de Nice, est destitué de sa délégation quelques jours seulement avant l'inauguration samedi de cet ouvrage - projet-phare de M. Peyrat -, réalisé après maintes péripéties judiciaires.
Dans un communiqué, l'UMP des Alpes-Maritimes a condamné "la démarche d'exclusion" de Jacques Peyrat.
"En retirant leur délégation à neuf élus UMP, Jacques Peyrat franchit un pas de plus dans l'attitude de division qui a caractérisé hélas trop souvent sa gestion municipale", indique ce texte.
M. Peyrat n'était pas joignable jeudi après-midi et son directeur de cabinet n'a pas répondu à un appel téléphonique.
M. Peyrat "travaille sur des changements de délégation". Il fera un point presse lundi après-midi.
Alors que les ralliements à M. Estrosi se multiplient au sein de la droite locale, M. Peyrat a écarté d'un revers de main l'accord à l'amiable qui lui était proposé par l'UMP pour se retirer de la course.
"On m'a promis un plat de lentilles, de rester sénateur avec la présidence de la commission de la défense et des forces armées mais je n'en ai rien à foutre d'être sénateur, a déclaré M. Peyrat, cité par Nice-Matin, c'est Nice que je veux et ce n'est pas Paris qui fait l'élection ici".