L'UMP se met en ordre de marche en vue des municipales

Le Conseil national de l'UMP a approuvé la liste de ses candidats, où figurent de nombreuses personnalités d'"ouverture", en vue des élections cantonales et municipales des 9 et 16 mars qui s'annoncent comme un défi pour l'équipe au pouvoir.
"Que nous le voulions ou non, ces municipales vont être interprétées comme un premier test pour notre majorité et pour notre action", a déclaré à la tribune Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
"Ma conviction c'est que les Français attendent que pendant ces deux mois nous continuions à dire les choses et à prendre des risques", a-t-il dit. "Ce sera le test réussi de cette première année du quinquennat".
Réunis au palais des Sports de la porte de Versailles, quelque 2.500 cadres de l'UMP ont approuvé à 86% la liste des candidats investis ou soutenus par leur camp dans 281 villes - celles de plus de 30.000 habitants et les chefs-lieux de département en France métropolitaine et en Outre-Mer.
Dans cette liste figurent 20 membres du Nouveau Centre et quelques-uns du Mouvement démocrate de François Bayrou. L'UMP soutient également cinq candidats de la Gauche moderne du secrétaire d'État à la Francophonie, Jean-Marie Bockel, lui-même candidat à sa succession à la mairie de Mulhouse.
Autre exemple d'ouverture : Nadine Morano, porte-parole de l'UMP, accueille sur sa liste à Toul (Meurthe-et-Moselle) le socialiste David Melloni. "Nous devons conquérir toutes les grandes villes de France", a-t-elle déclaré.
"Je suis de ceux qui pensent que Nicolas Sarkozy a raison de nous conseiller l'ouverture aux municipales", a déclaré à la tribune le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin.
"Les Français savent qu'il y aura toujours une droite et une gauche, une majorité et une opposition, mais on est sensible également à l'addition des talents", a-t-il ajouté.
GEL DE LA FISCALITÉ COMMUNALE
Alain Marleix, responsable des élections à l'UMP, a précisé que neuf femmes étaient candidates à Paris, qui compte 20 arrondissements, et que les listes UMP accueillaient au total un millier de "personnalités d'ouverture". En matière de diversité, "nous faisons mieux, beaucoup mieux que la gauche", a-t-il dit.
Lors d'un second vote, les participants au Conseil national ont adopté à 92% une Charte nationale en dix points, où les candidats s'engagent notamment à "gérer la commune de manière irréprochable et avec intégrité" et à "agir pour le pouvoir d'achat en n'augmentant pas la fiscalité communale, à périmètre de politiques constant".
Priorité est en outre donnée au bien-être des plus jeunes, des seniors, au logement et au développement durable.
"Il faut organiser un Grenelle de l'environnement dans chaque ville de France pour permettre à tout un chacun d'assurer la préservation de notre environnement", a suggéré à la tribune Philippe Cochet, secrétaire général adjoint de l'UMP.
Prêt à se "mouiller la chemise" pour être élu à Lyon, où la mairie est socialiste, l'ancien ministre Dominique Perben a dit son souhait de "faire en sorte que la ville, au sens large de ce mot, puisse donner à chacune et à chacun la chance de réussir sa vie".
Pour le secrétaire d'État à l'Outre-Mer, Christian Estrosi, candidat à Nice, "le New Deal du président de la République doit se traduire dans toutes nos communes".
A l'ouverture des travaux, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a fait applaudir Nicolas Sarkozy, "leader naturel de l'UMP", en présence d'une partie du gouvernement et du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
Le chef de l'État clôturera les travaux à la mi-journée en compagnie de son invité, l'ancien Premier ministre britannique travailliste Tony Blair. C'est la première fois que l'ancien locataire du 10 Downing street vient s'exprimer devant les instances d'un parti étranger