PIERRE RICHARD CHAUSSURES BLANCHES ET CESAR D'HONNEUR

Publié le par davidguerin

 En tenue de soirée mais chaussé de baskets blanches, Pierre Richard, la vedette du "Grand Blond avec une chaussure noire" et de "La chèvre", a reçu samedi soir à Paris un César d'honneur.

Pierre Richard a dit sa satisfaction "de paraître devant (ses) pairs", "moi, a-t-il poursuivi, qui n'ai jamais été autre chose qu'un impair".

L'acteur comique a fait rire la salle en révélant que sitôt appris qu'il recevrait un César d'honneur, il avait été voir son médecin "pour savoir s'il en avait encore pour longtemps", expliquant que ces distinctions pour l'ensemble d'une oeuvre sont en général remises à des artistes dont l'avenir est plutôt derrière eux.

Pierre Richard, qui a reçu son trophée des mains de Clovis Cornillac, a commencé sa vie artistique dans la troupe de Maurice Bejart, d'où il tire ce sens aigu pour la gestuelle chorégraphiée qui caractérisera ses plus célèbres personnages. C'est au cabaret, en compagnie de Victor Lanoux, qu'il crée l'image d'un hurluberlu à la fois timide et distrait qui l'accompagnera toute sa carrière.

Pierre Richard débute au cinéma en 1976 avec un petit rôle dans "Alexandre le Bienheureux" d'Yves Robert, aux côtés de Philippe Noiret. Il faut attendre 1970 et "Le Distrait", qu'il écrit, interprète et réalise lui-même, pour que le comédien connaisse la consécration.

Son personnage de gaffeur déclenchant catastrophe sur catastrophe rencontre un succès immédiat. Pierre Richard triomphe ensuite avec "Le Grand Blond avec une chaussure noire" (1972), réalisé par Yves Robert, suivi du "Retour du grand blond" (1974).

Profitant du succès, Pierre Richard devient l'un des piliers de la comédie populaire à la française des années 70 et 80. Il poursuit la mise en scène ("Je sais rien mais je dirai tout", "Je suis timide, mais je me soigne"), joue pour Claude Zidi ("La Moutarde me monte au nez", "La Course à l'échalote").

En 1981, Francis Veber oppose le comédien à Gérard Depardieu dans "La Chèvre". Le film est un immense succès, et le duo se reforme à deux reprises sous la direction du même cinéaste pour "Les Compères" (1983) et "Les Fugitifs" (1986).

Après une longue absence des écrans, Pierre Richard revient sur le devant de la scène en 2003 avec "Mariées mais pas trop". En 2004, il est à l'affiche du drame "En attendant le déluge" puis revient un an plus tard à la comédie en incarnant un vieux hippie dans "Le Cactus".

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Publié dans actualité télé

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