ce jour aucun quotidiens dans les kiosques

Publié le par davidguerin

 Les quotidiens nationaux ne paraîtront pas mercredi en raison d'une grève dans le circuit d'impression et de distribution à l'appel du syndicat général du livre et de la communication écrite CGT (SGLCE-CGT), a-t-on appris mardi de sources patronale et syndicale.

 

"Il n'y aura pas de quotidiens nationaux dans les kiosques demain", a indiqué à l'AFP un représentant du syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN, patronat).

 

Un représentant de la SGLCE-CGT a confirmé à l'AFP que les quotidiens nationaux ne paraîtraient pas mercredi. "Les discussions sont bloquées, on nous fait des propositions qui ne nous conviennent pas. Nous avons pris rendez-vous pour la suite des discussions demain (mercredi) à 15H30", a précisé Yves Maisonneuve.

 

Le SGCLE-CGT a appelé ses adhérents à la grève en raison de la volonté du SPQN "d'instaurer le principe d'une négociation salariale spécifique pour les sièges éditoriaux et pour les imprimeries".

 

Le syndicat de salariés souligne dans un communiqué que cela conduirait à "l'abandon programmé d'une politique salariale régionale pour l'ensemble des entreprises de presse concernées par (les) conventions collectives actuelles" et entraînerait à très court terme des "disparités entre les différentes catégories de salariés".

 

"Ils tentent de diviser sectoriellement les négociations salariales, c'est-à-dire en séparant le secteur impression et le secteur éditorial", a relevé M. Maisonneuve.

 

Selon lui, les salariés de certaines entreprises, comme ceux de l'AFP, du Journal Officiel et des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) ne seraient plus couvertes par ces accords collectifs, mais uniquement par des accords d'entreprises.

 

La SPQN a affirmé pour sa part que le SGLCE avait pris "prétexte d'une simple modification d'organisation" de la négociation annuelle sur la politique salariale entre les partenaires sociaux et a "brutalement décidé d'empêcher la parution des quotidiens nationaux", en raison d'un "désaccord interne au syndicat du Livre".

 

La négociation était "sur le point de déboucher sur un accord prévoyant une augmentation des salaires au 1er juin" et "ne remettait évidemment en cause aucun acquis ni aucune convention collective", affirme le SPQN.

 

Il souligne que la grève, lancée par l'une des composantes du syndicat du Livre, "prive les lecteurs d'une information particulièrement indispensable dans cette période électorale" et condamne des "procédés qui témoignent d'une conception archaïque des relations sociales".

 

Le quotidien Les Echos a annoncé dans un communiqué qu'en raison de cette grève, son édition serait disponible gratuitement mercredi, à titre exceptionnel, sur le site Lesechos.fr, dès 03H00 du matin.

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