LES INVITEES DU BLOG DAVID GUERIN

Publié le par davidguerin

Erik Zabel : « Je ne suis pas le plus rapide, mais je suis toujours là »

Le sprinteur allemand n’a pas remporté l’étape, mais endosse le maillot vert grâce à sa régularité dans les premières places.

« C’est fantastique de porter à nouveau le maillot vert. La dernière fois que je l’ai gagné, c’était en 2001 ; et la dernière fois que je l’ai porté c’était en 2002. Cela fait bien longtemps, mais je me sens toujours bien. Normalement je devais venir sur ce Tour pour aider Alessandro Petacchi. Malheureusement il n’est pas là, donc mon rôle a changé. Mercredi dernier mon directeur sportif m’a dit « maintenant c’est à toi de sprinter », et j’ai juste eu deux jours pour m’habituer à cette idée, alors je suis plutôt satisfait d’être capable de prendre ce maillot. Je sais que je ne suis plus le plus rapide, mais je suis encore là, et je prends beaucoup de plaisir dans le peloton. C‘est le plus important pour moi.
Paris est vraiment très loin dans mon esprit, pour l’instant je ne pense qu’à demain. Les rivaux habituels, ce sont McEwen, Boonen et Freire… mais maintenant il y a aussi Pozzato. Tout le monde peut battre tout le monde, c’est ce qui rend ce classement intéressant. »

Fabian Cancellara : « J’ai pris un peu trop de risques »

Le porteur du maillot jaune a évité de justesse la chute dans la descente vers Autun. Il avait l’intention de défendre sa position en tête du général, mais pas celle d’aller chercher une nouvelle victoire d’étape.

« Tout le monde essayait de rester devant, et parfois des accidents arrivent lorsque l’on prend des risques comme je l’ai fait dans les derniers kilomètres. Je voulais défendre mon maillot et dire encore merci à mes coéquipiers pour ce qu’ils ont fait pour moi. Maintenant, pourquoi pas le garder un jour de plus, ce serait bien.
Je n’ai pas réellement essayé de gagner l’étape, je voulais juste être bien placé. Lorsque nous avons vu que toutes les équipes se mettaient à rouler pour reprendre les échappés, nous avons décidé de nous y mettre également, mais ce n’était pas prévu ce matin. »

Filippo Pozzato : « J’aime rêver, alors… »

Vainqueur d’une deuxième étape sur le Tour de France, après Saint-Brieuc en 2004, Filippo Pozzato ne compte pas s’arrêter an si bon chemin. Il pense déjà à une autre victoire d’étape, et pourquoi pas au maillot jaune !

« Depuis la première étape, je sens que je peux gagner une étape. Avec ma victoire obtenue dans Milan – San Remo en 2005, je sais que je peux rivaliser avec les meilleurs, alors j’ai essayé tous les jours de me retrouver dans la bagarre finale. Si je me suis retrouvé dans cette position, c’est bien sûr grâce à tous les coureurs de Liquigas, qui ont fait un travail formidable dans le final. Je ne pouvais pas les décevoir, mais j’ai quand même eu peur que Valverde sorte une de ses accélérations. J’ai aussi cru que j’avais gêné Bennati, car je crois que nos roues se sont touchées.
Maintenant, je me trouve à 35’’ de Cancellara, et j’aime rêver, alors… J’ai aussi très envie d’en gagner une autre, maintenant »

Sylvain Chavanel : « Je privilégierai toujours une victoire d’étape »

Sylvain Chavanel connaît aujourd’hui encore l’amertume de l’attaquant repris en fin de course. Le maillot à pois et le prix de la combativité sont des distinctions qui l’honorent, mais le Français ne perd pas de vue son objectif principal : gagner une étape.

« Ce maillot à pois, c’est la récompense de mes efforts. La journée a été difficile, notamment parce qu’il y avait du vent en début de journée. Ensuite, lorsque notre écart s’est approché de quinze minutes, toutes les équipes ont commencé à travailler, et là c’est devenu très difficile de résister. Avec Philippe Gilbert nous avons fait une belle fin de course et là j’ai recommencé à y croire. Mais la dernière côte nous a complètement freinés.
Aujourd’hui je peux dire que j’ai vraiment mal aux jambes, alors demain je vais essayer de passer une journée plus tranquille. Mais pour la suite j’ai ma petite idée derrière la tête. Je ne sais pas si je parviendrai à défendre ce maillot, car c’est beaucoup plus compliqué dans les grands cols. De toute façon, je privilégierai toujours une victoire d’étape sur la défense du maillot ».

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Publié dans LE TOUR DE FRANCE

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