L'enfant enlevé à Roubaix a subi des "sévices sexuels"

Publié le par alain trannoy-moirand

L'enfant de 5 ans enlevé mercredi à Roubaix (Nord) et retrouvé quelques heures plus tard a subi des "sévices sexuels" de la part de son ravisseur présumé qui devrait être mis en examen vendredi pour "enlèvement" et "viol aggravé", a annoncé jeudi la vice-procureur de Lille.

"Selon les premières déclarations de l'enfant, il a dit avoir souffert de sévices sexuels, ce que (le ravisseur présumé) a déjà en partie reconnu", a expliqué la vice-procureur de la République du tribunal de Lille, Valérie Courtalon, lors d'une conférence de presse.

L'homme a déjà été condamné en 1975 à 15 ans de réclusion criminelle pour attentats à la pudeur sur mineurs, en 1985 à 4 ans de prison pour des faits identiques et en 1989 à 27 ans de réclusion criminelle, dont deux tiers de sûreté, pour viol sur mineur de 15 ans.

Il a été libéré le 2 juillet après "avoir effectué toute sa peine", a-t-elle précisé.

Agé de 61 ans, l'homme a été interpellé vers minuit dans le box fermé d'un parking à Roubaix (Nord), où il détenait l'enfant disparu quelques heures plus tôt.

Le garçonnet, Enis, avait été enlevé mercredi vers 14H30 après avoir échappé à la vigilance de sa grand-mère. Il se trouvait alors à une cinquantaine de mètres de chez lui, dans une rue où se déroulait une braderie, dans un quartier populaire de Roubaix.

Alertés par le père d'Enis, les policiers s'étaient très rapidement orientés vers la piste de l'enlèvement. Le garçonnet avait notamment été vu par une voisine en compagnie d'un homme avec "un plâtre de couleur bleu au bras, porteur d'une casquette et d'un blouson", selon la police.

Le alerte enlèvement avait été déclenché vers 22H00 et relayé par de nombreux médias.

"Plusieurs témoignages, recueillis par la cellule alerte enlèvement, et d'autres, comme celui d'un chauffeur de taxi qui l'avait pris en charge, ont ensuite permis d'identifier et de localiser" le ravisseur présumé, a-t-on indiqué de source proche de l'enquête.

"Depuis sa sortie de prison, il vivait là dans ce box, où il entreposait des meubles, ou bien dans des hôtels", a expliqué cette source.

Situé à moins de cinq kilomètres de la maison d'Enis, ce box, qu'il louait, est situé dans un ensemble d'une vingtaine de garages. Il est rempli de meubles usagés, notamment un canapé et un fauteuil, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon le témoignage de Mustafa Kocakurt, le père d'Enis, son fils "n'est pas méfiant. Il jouait à côté de la maison comme il le fait souvent" quand il a été enlevé, a-t-il raconté à l'AFP.

Agé de 34 ans et employé dans un snack à Mouscron (Belgique), M. Kocakurt vit avec son fils et ses parents à Roubaix. Il est séparé depuis cinq ans de la mère de l'enfant. Selon sa famille, il a passé la nuit de mercredi à jeudi auprès de son fils au CHR de Lille.

j'attent vos commentaire !

Publicité

Publié dans actualité télé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article