Corse: Sarkozy se dit ouvert au dialogue, y compris sur la question des détenus

Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est déclaré mardi en Corse ouvert au dialogue, y compris sur le problème des prisonniers corses détenus sur le continent, prenant en compte la "douleur" de leurs familles.
"Ceux qui veulent discuter à visage découvert, nous sommes prêts à les accueillir", a déclaré le président à Porto-Vecchio, deuxième étape de sa visite d'une journée en Corse.
"Je suis prêt à parler de tout avec des gens honnêtes (...), ceux qui comprennent qu'il y a des règles dans une République", avait auparavant déclaré le président à Bocognano (Corse-du-Sud).
Sur la question des prisonniers corses détenus hors de l'île, "nous sommes prêts, a poursuivi M. Sarkozy, à prendre en compte avec le Garde des Sceaux les douleurs de certaines familles, lorsqu'un membre de la famille a fait une faute et qu'il la paie en allant en prison".
Les nationalistes corses réclament le rapprochement des prisonniers nationalistes de leurs familles en Corse.
"Mais que les choses soient claires: il n'y aura pas de compromis, a averti M. Sarkozy. Nous sommes prêts à prendre certaines résolutions mais (...) soit on respecte les règles de la République et la République est solidaire, soit on ne les respecte pas, et dans ce cas-là, on n'a rien à en attendre".
"Soit on comprend que la Corse est française et dans ce cas, la France est généreuse et accueillante. Soit on ne le comprend pas et dans ce cas-là on n'a rien à attendre de la France", a-t-il martelé.