Mondial de rugby: le gouvernement ne veut pas une fête "gâchée"

Le gouvernement français espère la conclusion d'un accord entre les organisateurs de la Coupe du monde de rugby et les principales agences de presse mondiales afin de ne pas "gâcher" l'événement.
La ministre des Sports, Roselyne Bachelot, a réclamé jeudi une reprise rapide du dialogue entre les différentes parties.
"Roselyne Bachelot-Narquin a appelé Mike Miller, le directeur général de l'IRB ce matin pour le sensibiliser à la nécessité de renouer rapidement le dialogue, afin que cette grande fête du sport qu'est la Coupe du monde de rugby ne soit pas gâchée", déclare le ministère, à la veille du match d'ouverture entre la France et l'Argentine.
Le ministère des Affaires étrangères a aussi réclamé la conclusion rapide d'un accord.
"Il est important que la Coupe du monde de rugby puisse bénéficier de la couverture médiatique qu'elle mérite", a déclaré jeudi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Nous espérons qu'un accord satisfaisant pour tous pourra être trouvé."
Les principales agences de presse internationales ont suspendu intégralement jeudi leur couverture de la Coupe du monde de rugby en raison de leur différend avec les organisateurs de l'événement.
La querelle entre ces agences et l'International Rugby Board (IRB), organisme de tutelle du rugby mondial et organisateur de la Coupe du monde, n'a cessé de s'envenimer dans les dernières semaines précédant l'événement.
L'inquiétude des agences, et d'une coalition mondiale de groupes de presse, porte sur les droits d'exploitation des photos sur internet, sur l'accès des caméras de télévision sur les différents sites de la Coupe du monde et sur les conditions d'accréditation. Elles reprochent aux organisateurs leur incapacité à conclure un accord.
Les organisateurs de la Coupe du monde ont dénoncé mardi une "campagne de désinformation" de la part de ces médias.