Sarkozy en Russie et commission d'enquête sur la Libye au menu de la semaine

Publié le par davidguerin

Nicolas Sarkozy aux côtés des infirmières ...

La semaine politique sera marquée par le premier déplacement de Nicolas Sarkozy en Russie mardi et mercredi et devrait voir la création jeudi d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions controversées de la libération des infirmières bulgares détenues en Libye.

Lundi, le président effectuera un déplacement à Mâcon sur le thème de "la valorisation du travail et la réforme des services de l'emploi", destinée à promouvoir sa mesure phare de défiscalisation des heures supplémentaires et la fusion ANPE-Unedic, alors que monte la grogne syndicale contre ses réformes.

Il s'envolera mardi pour une visite de 48 heures en Russie, occasion d'une première prise de contact approfondie avec son homologue Vladimir Poutine. Moscou avait vu avec une certaine méfiance l'arrivée au pouvoir d'un candidat qui avait multiplié les critiques sur les droits de l'Homme, et notamment la situation en Tchétchénie, pendant la campagne électorale.

Côté gouvernement, un projet de loi sur les chiens dangereux qui renforce considérablement les obligations et la répression des propriétaires après une série d'accidents tragiques, sera présenté jeudi en conseil des ministres.

L'Assemblée nationale, elle, étudiera mardi un texte de "simplification du droit" qui supprime des lois obsolètes et réserve également quelques surprises comme la fin du certificat médical prénuptial ou le recours à la visioconférence dans les audiences civiles.

Mercredi, les députés se pencheront sur un texte anti-corruption, qui devrait être consensuel, adaptant la législation française aux engagements internationaux du pays. Principale nouveauté, la répression de la corruption "y compris des agents d'Etats étrangers", qui n'était réprimée jusqu'à présent que dans le cadre du commerce international.

Le gros morceau arrivera jeudi, avec l'examen des demandes PS et PCF de création d'une commission d'enquête sur la libération en juillet des infirmières bulgares détenues en Libye. L'opposition s'était interrogée sur le rôle de Cécilia Sarkozy dans cette affaire et d'éventuelles contreparties.

La création ne fait gère de doute, Elysée, gouvernement et majorité parlementaire en ayant accepté le principe. Mais la convocation éventuelle de l'épouse du président, envoyée par deux fois en Libye comme "émissaire personnel" de Nicolas Sarkozy et qui a raccompagné les infirmières à Sofia dans un avion officiel français, devrait faire polémique.

Le chef de l'Etat s'y refuse, au nom de la séparation des pouvoirs, mais l'opposition insiste. Elle ne devrait toutefois pas être majoritaire dans la commission, même si elle en aura la présidence.

Cécilia Sarkozy, qui aurait dû être accueillie en grande pompe lors d'une visite en Bulgarie avec son époux le 4 octobre, avait finalement renoncé au voyage, "blessée" selon son mari par la polémique à son propos.

Autre polémique en perspective, le gouvernement devra faire face aux questions renouvelées de l'opposition à l'Assemblée sur les délits d'initiés présumés à EADS, sur lesquels la ministre de l'Economie Christine Lagarde a demandé un enquête interne à Bercy.

Et dans l'attente de la tentative d'élaboration d'une position commune entre le Sénat et l'Assemblée en commission mixte paritaire, les critiques ne devraient pas désarmer non plus sur le projet de loi sur l'immigration, et notamment l'amendement autorisant des tests ADN pour le regroupement familial, critiqué jusqu'au sein de de la majorité.

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Publié dans actualité télé

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